11 octobre, Journée internationale de la Fille. En Asie, en Amérique latine et en Afrique, là où Plan est active, les filles et les jeunes femmes sont confrontées chaque jour à différents obstacles. Comme chaque année, nous mettons la lutte pour l'égalité de genre à l'honneur.

Comment agir? 

Cette année, nous faisons spécialement appel aux écoles pour qu'elles aussi puissent agir en faveur des droits des filles dans le monde.

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Les faits - quelques obstacles auxquels les filles doivent faire face

Dans nos pays partenaires, une fille sur trois se marie avant d'atteindre l'âge adulte.

Bien que les garçons soient également mariés lorsqu'ils sont enfants, les filles sont touchées par les mariages d'enfants en bien plus grand nombre. Le mariage des enfants signifie généralement que les filles doivent remplir le rôle de femme au foyer et de mère. Elles sont privées de leur enfance, obligées d'abandonner l'école et courent un risque élevé de tomber enceintes. Neuf grossesses sur dix chez les jeunes filles ont lieu dans le cadre d'un mariage précoce. Pourtant, les filles de moins de 15 ans sont les plus exposées aux complications et aux décès liés à la grossesse et à l'accouchement.

Les grossesses chez les adolescentes, première cause de décès chez les jeunes filles de 15 à 19 ans.

Une grossesse précoce peut être très dangereuse aussi bien pour la fille que son bébé. Elle augmente le risque de naissance prématurée, de complications pendant l'accouchement et de décès du nouveau-né.  Chaque année, environ 16 millions de filles âgées de 15 à 19 ans donnent naissance à un‧e enfant. Même 2 millions de filles ont moins de 15 ans. On estime que 70 000 filles âgées de 10 à 19 ans meurent chaque année de complications liées à la grossesse et à l'accouchement.

Dans le monde, plus de 200 millions de filles et de femmes sont victimes de mutilations génitales.

44 millions de ces victimes ont moins de 15 ans.  Les filles et les jeunes femmes qui ont subi des mutilations génitales luttent souvent toute leur vie contre les conséquences physiques et émotionnelles de l'intervention. Chaque année, 4 millions de filles supplémentaires risquent d'être excisées.

31 pourcent des jeunes femmes entre 15 et 24 ans ne sont pas scolarisées et n'ont pas de travail. 

C'est plus de deux fois plus que les jeunes hommes (14%).

Lors des catastrophes et des crises, les filles sont souvent particulièrement touchées.

Également pendant la crise liée au COVID. La pandémie fait obstacle aux programmes de prévention de l'excision et des mariages d'enfants, avec pour conséquence que 13 millions de mariages précoces et forcés supplémentaires devraient avoir lieu au cours des dix prochaines années.

 

Cela doit changer !

Nos solutions : 

L'éducation protège les filles contre le mariage précoce et la grossesse

Parce que les filles éduquées sont plus indépendantes, plus confiantes et connaissent leurs droits. Et parce qu'elles ont plus d'opportunités d'emploi et de gagner leur propre argent, elles deviennent plus autonomes. Elles pourront mieux subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs futur‧e‧s enfants. Les filles qui terminent l'enseignement primaire et secondaire ont plus de chances d'être en bonne santé, d'avoir un emploi rémunéré et de gagner plus de revenus. Elles sont également plus susceptibles de fournir une éducation et des soins de santé à leurs propres enfants.

L'éducation des filles entraîne une forte réduction de la mortalité infantile

Rien n'est plus efficace contre la mortalité infantile que l'éducation des filles. Si toutes les filles de nos pays partenaires terminaient leurs études secondaires, la mortalité infantile diminuerait de 49 %. Les filles diplômées gagnent davantage, sont mieux informées sur les maladies et ont davantage recours à l'assistance médicale.

Au cours des dix dernières années, 25 millions de mariages d'enfants ont été évités.

Grâce à la lutte contre les mariages précoces et forcés, le nombre de femmes qui se sont mariées avant l'âge de 18 ans a diminué de 15% : de 1 sur 4 à 1 sur 5.

Note : Conformément à la vision de Plan International sur l'intersectionnalité, telle que définie dans notre politique mondiale sur l'égalité de genre et l'inclusion, nous reconnaissons que de nombreuses personnes s'identifient comme étant homme ou femme. Nous reconnaissons également que le genre n'est pas binaire mais englobe un continuum de possibilités. Pour faciliter la lecture, nous faisons référence aux femmes, aux hommes, aux filles et aux garçons tout au long du document. Cela ne diminue en rien notre engagement et notre coopération avec les personnes ayant une identité de genre différente.

 

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