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J’adore l’école, surtout les langues. Madame Phuoc dit que j’apprends vite. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que je partage mes leçons avec ma maman. Comme elle ne parle pas le Viêt, la langue officielle de mon pays, je lui apprends chaque soir les nouveaux mots de la journée.

Y Xahn, 8 ans, Vietnam

L’école maternelle: base de l’égalité

Vous rappelez-vous la première fois que vous avez pu griffonner votre prénom? Compter jusqu’à dix sans fautes? Même si vous n’en gardez pas de souvenir, ces premières fois ont marqué votre vie. Car à la même époque, vous avez appris à vous affirmer tel que vous êtes et à respecter les copains et copines de votre classe. Ce qu’on apprend avant l’âge de 6 ans influence la personnalité, les relations, notre confiance en nous et notre faculté à apprendre et réussir, notamment à l’école primaire.

Apprendre est une chance que chaque enfant devrait avoir, dès le plus jeune âge. Mais ce n’est pas toujours le cas et les filles le paient souvent plus cher que les garçons. Les équipes et les partenaires de Plan International investissent dans l'éveil des filles et des garçons. En formant, entre autres, de jeunes animatrices comme Maiy à la pédagogie active et à l’égalité entre les sexes. Dans son village, logé au cœur des montagnes du Laos, la jeune fille est responsable d'un jardin d’enfants financé par Plan International Belgique.

Les enfants apprennent très vite. J’adore les divertir et leur faire découvrir de nouvelles choses. Je vois une énorme différence depuis le début de l’année: les élèves sont moins timides. Au début, filles et garçons s’évitaient. Aujourd’hui, ils jouent et apprennent ensemble, ce qu’ils ne font pas toujours dans leur village.

Maiy, 17 ans, animatrice d’une école maternelle au Laos

Éducation contre la pauvreté

Le saviez-vous?
  • Dans le monde, deux tiers des analphabètes sont des filles et des femmes. Cela les empêche d’obtenir un emploi décent.
  • Les filles qui vont à l’école pendant au moins 9 ans ont plus de chances d’obtenir un emploi et d’être autonomes.
  • Les formations professionnelles donnent aux jeunes filles la possibilité d’apprendre un métier et d’améliorer leur niveau de vie.

Décrocher, s’accrocher

Les hommes me regardent souvent de travers quand je me présente pour réparer une conduite d’eau ou installer une chaudière. J’en ris parce que j’aime mon travail. Je suis la première plombière de la ville, mais certainement pas la dernière. Mon rêve? Devenir une femme d’affaires reconnue.

Bitiba, 28 ans, Burkina Faso

À l’âge de 12 ans, Bibita est tombée enceinte. Furieux, ses parents l’ont chassée de la maison. Elle n’a pas eu d’autre choix que de quitter l’école. Mais elle n’a pas baissé les bras. Chaque jour, elle a vendu des fruits au marché pour se payer des cours du soir en plomberie au centre de formation de Plan International. Maintenant, elle étend son activité et forme deux apprenties dans son atelier. Des filles qui comme elle, n’ont pas eu une vie facile, mais ne se sont pas laisser abattre, déterminées à défier obstacles et préjugés pour prendre les commandes de leur avenir. Et pouvoir dire un jour, comme Bibita:

Je suis plutôt fière d’avoir réussi!