Où pratique-t-on l'excision? Combien de filles et de femmes sont excisées? Et en Belgique? Découvrez 10 choses à savoir sur l'excision

L’excision en 10 questions

Où pratique-t-on l’excision?

Le phénomène se concentre principalement en Afrique subsaharienne (Afrique de l'Ouest et de l'Est), mais l'excision se retrouve également au Moyen-Orient et en Asie. La moitié des 200 millions de victimes se concentre dans 3 pays: l'Egypte, l'Ethiopie et l'Indonésie.

Combien y a-t-il de victimes d’excision dans le monde?

Selon les Nations Unies, le monde compterait au moins 200 millions de filles et femmes excisées dans 30 pays. Toutefois, le rapport ne couvre pas l'ensemble des pays où se déroule l'excision, et ce chiffre est donc à prendre avec prudence. 

Et en Belgique?

En Belgique, on estime que 13.112 femmes sont excisées, et 4.084 fillettes sont menacées (chiffres du SPF Santé Publique). Elles viennent principalement de pays où l’excision est fréquente: Guinée, Somalie, Egypte, mais aussi Nigéria, Ethiopie, Cote d’Ivoire, Mali, Burkina Faso… La pratique est pourtant interdite par la loi belge.

Y a-t-il des profils plus vulnérables?

La plupart des victimes ont entre 5 et 15 ans. Les filles qui vivent en zones rurales et qui ne vont pas à l’école sont plus susceptibles de subir une excision. Celles dont la maman est éduquée ont plus de chances d’y échapper.

Pourquoi faire subir ce sort aux filles? Que fait la justice?

Dans les pays où cette pratique est la norme, une fille doit être excisée pour être acceptée, propre, belle, bonne à marier... Ces croyances sont tenaces malgré les nombreuses lois prohibant les mutilations sexuelles.

L’excision, une question de religion?

Aucun texte religieux ne prescrit l’excision. La pratique est sociale et culturelle. Malheureusement, les jeunes filles, les familles et certaines autorités lui attribuent une dimension religieuse, ce qui accentue le recours à cette coutume.

Excision et mariages d’enfants vont-ils de pair?

Dans de nombreux pays, il y a un lien entre le nombre de mariages d’enfants et de mutilations sexuelles. Mais il y a des exceptions notable, comme le Bangladesh et le Niger, qui ont les taux de mariages d’enfants les plus élevés au monde, alors que la pratique de l’excision y est rare.

Quels sont les risques des mutilations sexuelles?

L’excision est toujours dangereuse pour la santé, parfois mortelle. Troubles urinaires et gynécologiques, septicémie, hémorragies…: la liste des risques est longue. Les séquelles physiques, psychologiques et sociales marquent les filles excisées à vie.

Quel espoir pour l’avenir?

Ces 30 dernières années, les mentalités changent, notamment grâce aux campagnes d’information des ONG. Dans la majorité des pays aux données fiables, les adolescentes sont plus rarement excisées que leurs mères. Mais il est temps de passer à la vitesse supérieure. Face à la croissance démographique, il faudra doubler d'efforts pour que le nombre de victimes n'augmente pas d'ici 2050.

Comment Plan lutte contre l’excision?

Pour casser les croyances nocives, principales coupables de l’excision, Plan rassemble les chefs coutumiers et religieux, les autorités locales, les jeunes, les familles et les exciseuses pour les aider à aborder le sujet sans tabous. Souvent, l’assemblée réalise que la pratique fait pas l’unanimité et est bien moins soutenue que ce que l'on pense. Pour un impact durable, Plan investit aussi dans l’éducation, car les filles scolarisées et nées de mères éduquées ont plus de chances d’échapper à l’excision.Au Mali, convaincus par Plan, 74 villages ont déjà éradiqué cette pratique.

Tout comme les mariages précoces, l'excision est une violation grave des droits de l'enfant qui doit être combattue sur tous les fronts: légal, judiciaire, social et religieux. Un combat difficile, mais que Plan parvient à faire avancer.

Plus d'infos

En vidéo : Plan face à l'excision en Afrique (en anglais)

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