Début 2020, près 130 millions de filles dans le monde n'allaient pas à l'école. Différents obstacles les en empêchent, notamment la situation financière de leurs parents. Mais la principale raison en est que dans beaucoup de pays, les filles sont encore considérées comme inférieures aux garçons, moins importantes. Des règles sociales déterminent le rôle des filles et la manière dont elles doivent se comporter. On attend ainsi parfois d'elles qu'elles se marient jeunes et deviennent très vite mères, qu'elles s'occupent du ménage et qu'elles obéissent à leur mari. Non seulement ces jeunes filles ne sont pas instruites, mais elles courent plusieurs risques. Voici la liste des 9 plus graves dangers auxquels elles sont exposées.

 

1. Elles sont victimes d'abus sexuels et de violences

Les jeunes filles qui restent à la maison courent plus de risques d'être victimes de violences et d'abus sexuels commis par des membres de leur famille, des voisins ou d'autres personnes. Elles ne sont en sécurité ni à l'intérieur ni à l'extérieur de leur maison. 

Beaucoup de filles doivent par exemple marcher une longue distance pour aller chercher l'eau nécessaire pour la maison et le ménage. En chemin, elles risquent de tomber sur des hommes qui pourraient les maltraiter et abuser d'elles sexuellement. 

L'école offre une protection aux jeunes filles et jeunes femmes. Mais maintenant que les écoles sont fermées, le nombre de viols et d'agressions augmente. 

Georgina, Kenya

 

 2. Elles sont mariées à un homme beaucoup plus âgé qu’elles ne connaissent souvent même pas

Lorsqu'ils n'ont pas assez d'argent, les parents décident fréquemment de marier leurs filles pour réduire la charge financière de la famille. Ces mariages se font presque toujours sans le consentement des filles, qui ont souvent moins de 14 ans, et qui se retrouvent liées à un inconnu nettement plus âgé qu’elles. La plupart ne retournent plus à l'école, généralement parce que leur mari ou leur belle-famille ne les y autorisent pas.

Je n'avais que 13 ans quand j'ai été forcée de me marier. Mon mari avait 42 ans. Quand j'ai parlé à mon père de l'inscription pour l'examen de l'école, il m'a dit que mes frais d'inscription seraient payés par mon mari. C'était sa façon de me faire comprendre que j'allais être mariée. Très peu de temps après, je suis devenue la quatrième épouse d'un homme qui avait trois fois mon âge. J'ai pleuré pendant toute la cérémonie, mais cela n'a rien changé.

Jennifer, Ghana 
Jong meisje zwanger

 

3. Elles tombent enceintes très jeunes, souvent contre leur volonté 

Dans beaucoup de pays, les jeunes filles tombent enceintes très jeunes. Pourquoi? Elles ne connaissent pas leurs droits sexuels et reproductifs, n’ont pas accès aux moyens de contraception et sont forcées de pratiquer le sexe transactionnel – c'est-à-dire le fait de vendre son corps pour survivre. Si elles sont mariées, elles sont d’autant plus exposées à une grossesse non désirée. 

 

4. Elles risquent de mourir pendant leur grossesse ou l'accouchement

Dans la plupart des cas, le corps des jeunes filles n'est pas suffisamment développé pour porter un enfant. Plus elles sont jeunes, plus elles risquent d’avoir une grossesse ou un accouchement compliqué. Parfois, elles risquent même de mourir. 

Dans les pays pauvres, les plus jeunes sont particulièrement en danger car leur famille n'ont souvent pas d'argent pour payer des soins corrects pourtant essentiels pour la maman et le bébé. 

5. Elles risquent d'être maltraitées par leur mari

Parfois, les parents marient leur fille et espèrent qu'elle aura une meilleure vie avec leur mari. Ce n'est pas toujours le cas. 

Il n'est pas rare que les jeunes filles soient maltraitées et exploitées: elles sont battues, abusées sexuellement, doivent travailler dur et ne peuvent plus aller à l'école. 

Ma famille m’a encouragée à me marier parce qu’elle est pauvre et ne pouvait pas se permettre d’acheter du matériel scolaire pour les sept enfants. J’ai dû me marier jeune pour réduire les charges de ma famille, par exemple l’achat d’uniformes et de livres. Mon ex-mari avait promis à ma famille de m’offrir du matériel scolaire si je l’épousais, mais c’était un mensonge et mon mariage m’a fait rater deux années de scolarité.

Maria, 14 ans, Mozambique

 

6. Elles risquent d’être excisées

L'excision est une ablation partielle ou complète des organes génitaux féminins non justifiée par des raisons médicales. Les victimes de l'excision souffrent toute leur vie des conséquences effroyables de cette pratique: douleurs chroniques, inflammations, douleurs lors des rapports sexuels, traumatismes et complications pendant les grossesses et les accouchements... 

Aujourd'hui, avec la fermeture des écoles à cause de la crise du Coronavirus, le nombre d'excision augmente. Les raisons? Les filles restent à la maison. Les familles pensent donc qu'elles ont plus de temps pour se rétablir. Les différentes mesures de santé publique, comme le confinement, l'interdiction de rassemblement… empêchent aussi les équipes de Plan International de faire le travail de sensibilisation et de prévention correctement. 

Le confinement et la fermeture des écoles sont vus comme une occasion d'exciser les filles à la maison, parce les familles pensent qu’elles ont plus de temps pour guérir.

Sadia Allin, directrice de Plan International Somalie

 

7. Elles doivent travailler alors qu'elles ne sont pas sorties de l'enfance 

Souvent les filles doivent quitter l’école pour soutenir leur famille. à cause de la crise du Coronavirus, beaucoup de familles ont des difficultés financières et les filles doivent donc aider la famille avec le ménage ou en gagnant un peu d’argent. Elles doivent donc travailler, parfois dans des conditions néfastes pour leur développement physique et psychologique.

 

Vroegere kind soldaat

 

8. Elles risquent de devenir des enfants soldats

Les enfants pauvres ou maltraités courent plus de risques d'être recrutés par des groupes armés. Certains enfants sont kidnappés, d'autres rejoignent volontairement ces groupes parce qu'ils ne voient pas d'autre issue. 

Les filles n'échappent pas à l'enrôlement: elles deviennent ainsi messagères, espionnes, porteuses ou cuisinières ou servent de bouclier vivant ou d'objet sexuel.

9. Elles entrent dans le cercle vicieux de la pauvreté

Lorsqu'une fille ne va pas à l'école, elle ne peut pas développer son plein potentiel. Elle reste dans une position inférieure et est dépendante d'autres personnes. Ses enfants et petits-enfants continueront de vivre dans la pauvreté. 

 

L'éducation améliore la vie des filles, de leurs familles et de leurs communautés

Grâce à l'enseignement, les filles apprennent mais sont aussi protégées contre des dangers comme les abus sexuels et la violence, les mariages et les grossesses précoces. C’est prouvé depuis de nombreuses années par pleins d’expert.e.s: l’éducation améliore la vie des filles, de leurs familles et de leurs communautés. Grâce à leur parcours scolaire, les filles peuvent prendre leurs propres décisions, par rapport à leur propre existence, mais aussi au sein de leur communauté. En allant à l'école, elles ont plus de chances de décrocher un bon emploi, d'avoir des revenus décents et de faire entendre leur voix au niveau politique et social. 

Meisje op school

 

Comment peux-tu aider ?

Tu as entre 15 ans et 24 ans? Tu as un téléphone et tu veux que cette situation change? Bonne nouvelle: TU peux faire en sorte que les filles aillent à l'école. Soutiens notre action en envoyant GRATUITEMENT « ECOLE » au 8810 (0 EUR/SMS envoyé/reçu). En envoyant un SMS, tu demandes au gouvernement d’investir davantage dans l'éducation des filles dans les pays de la coopération au développement belge. Tu montreras ainsi à notre gouvernement que TU estimes qu'il est important que les filles des pays en développement aient autant de chances d'aller à l'école que les garçons. 

Envoie maintenant gratuitement « ECOLE » au 8810 (0 EUR/SMS envoyé/reçu). 

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Avec le Soutien de DGD

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