Au Bénin, les enfants marchent régulièrement pendant des heures sous un soleil de plomb avant de pouvoir se mettre à l'ombre dans leur classe. Les filles et les enfants handicapé(e)s - s'ils ou elles ont la possibilité d'aller à l'école - sont souvent les premier.e.s à abandonner l'école, en partie parce qu'elles/ils ne se sentent pas en sécurité sur le chemin vers l'école. Plan International et ses partenaires contribuent à transformer les écoles et les communautés en environnements sûrs, de sorte que le droit de chacun(e) à l'enseignement secondaire soit assuré.

Si la plupart des écoles se situent dans les villages, de nombreux.ses élèves qui vivent en dehors des villages doivent parcourir un long chemin pour y arriver. En outre, les filles et les enfants handicapé.e.s se voient souvent refuser l'accès à l'éducation, parce que les familles ont d'autres priorités ou n'estiment pas la situation assez sûre pour envoyer leurs enfants à l'école.

 

Une approche qui fonctionne

Plan International et ses partenaires s'efforcent de faire de l'école au Bénin un lieu sûr où les enfants vulnérables puissent se développer sans subir des violences. Pour cela, il est primordial que tout le monde soit impliqué : les jeunes eux.elles-mêmes, les familles, les communautés et les autorités.

En premier lieu, les jeunes sont encouragé(e)s à participer activement à la vie scolaire et à faire entendre leur voix sur les sujets qui leur tiennent à cœur. En collaboration avec les enseignant(e)s et les parents, elles/ils ont mis sur pied des conseils d’école et mené des actions de plaidoyer politique et de dialogue avec leur communauté. Leur objectif est d’encourager la communauté et l'État à respecter leurs obligations en matière de lutte contre la violence et de protection des enfants vulnérables dans l'enseignement. En outre, les jeunes rejoignent des groupes d'épargne et de crédit, qui les aident à développer des activités pour générer des revenus. De cette façon, ils peuvent financer en toute indépendance leur scolarité.

Par ailleurs, dans les 16 équipes féminines de football mises sur pied il y a deux ans, les participantes ont renforcé leur auto-estime et se sentent maintenant plus à l’aise pour envisager leur projet d’avenir. Ces filles sportives sont à présent plus fortes et se voient moins comme des victimes potentielles, ce qui les aide à tenir bon à l'école.

Au niveau communautaire, des associations de parents et des comités de protection des droits de l'enfant sont mis en place pour assurer un cadre de protection au sein des communautés et exercer un plaidoyer politique. Pour faciliter la communication entre les enfants, leurs parents et les autorités villageoises et religieuses, des dialogues intergénérationnels sont mis en place dans les communautés. Toute personne peut désormais engager le dialogue et stimuler la recherche de solutions aux obstacles rencontrés par les enfants (abandon d'enfants, abus, grossesses précoces, etc.).

Enfin, les autorités locales, régionales et nationales sont également impliquées. Elles sont encouragées à prendre les mesures nécessaires pour que les enfants, et en particulier les filles, puissent aller à l'école en toute sécurité. Cela passe entre autres par la formation du personnel enseignant, mais on incite aussi le gouvernement à émettre des lois obligeant les écoles à mettre en place des conseils d’école ou à condamner les violences basées sur le genre en milieu scolaire.

Ma participation à l'association sportive a réveillé un autre aspect de ma personnalité. J'ai beaucoup appris sur mes droits et comment me défendre quand les enseignant(e)s et les hommes me harcèlent en ville. Certain(e)s ont même peur de m'approcher parce que je suis membre de l'association parrainée par Plan International Bénin. Cela me permet de me concentrer sur mes études et d'obtenir mon baccalauréat. J'espère que cette activité se poursuivra, afin que d'autres filles puissent avoir la même chance.

Virginie
Jonge vrouw schrijft in een schrift

 

Qu'avons-nous réalisé ?

  • 343 adolescent.e.s (274 filles et 69 garçons) qui se trouvaient dans une situation dangereuse (ex. travail des enfants) ont été mis en sécurité par le CPS (Centre de promotion sociale).
  • 140 organisations communautaires ont été créées pour protéger les enfants.
  • Au total, les jeunes ont mis sur pied 56 conseils d’école.
  • 16 équipes féminines de football continuent à s'entraîner activement et à renforcer ainsi leur auto-estime et leur esprit de groupe.
  • Au total, 2.461 personnes (enfants, parents, chefs de village, chefs religieux) ont entamé un dialogue. 90 dialogues intergénérationnels officiels ont été organisés dans 40 villages.
  • 8 communes ont mis en place des comités de consultation pour les droits et la protection des enfants.
  • De plus, Plan International a fourni du matériel scolaire à 1.244 élèves, et des jeunes ont formé 57 groupes d'épargne et de crédit pour augmenter leurs revenus. Ces groupes leur permettent de financer leurs études.
  • 1.223 adolescent.e.s (835 filles et 388 garçons) font partie des groupes d'épargne et de crédit.
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Des partenaires locaux solides

Pour ce projet, Plan International Bénin a pu compter sur 4 partenaires locaux solides :

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Financement durable

Ce programme a été possible grâce au soutien de la Coopération belge au développement, de la RBFA et des donateurs et donatrices fidèles de Plan International Belgique.

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