Alors que le coronavirus sévit dans le monde entier, Plan International poursuit son travail. Notre expertise s'appuie sur les enseignements tirés de l’épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, entre 2014 et 2016.

Lors de la première épidémie d'Ebola en mars 2014, les communautés affectées vivaient constamment dans la peur. Les autorités locales ne disposaient pas de moyens adéquats pour protéger les équipes médicales, les enfants, les femmes et autres personnes vulnérables. Pour diffuser les mesures préventives et éviter de nouvelles contaminations, on a fait appel aux médias. Par ailleurs, on a rapidement compris que les communautés devaient jouer un rôle actif dans la prévention de la propagation du virus et la protection des enfants les plus vulnérables. 

Prévention et coopération

Au total, 28.600 personnes ont été infectées par le virus Ebola, dont 11.325 sont mortes de la maladie. La prévention était dès lors la priorité numéro un. Mais la coopération avec les autorités locales et les partenaires était également essentielle. 

Durant cette crise, Plan International a soutenu les autorités sanitaires et récolté des fonds pour :

  • la distribution d'eau potable et de nourriture ;
  • la distribution de kits d'hygiène ;
  • la diffusion d'informations correctes sur l'hygiène ;
  • la construction et le soutien à des centres de santé spéciaux destinés à l'isolement des patients présentant des symptômes ;
  • l'installation de stations de lavage des mains supplémentaires dans les écoles, les marchés locaux et autres lieux de rencontre ;
  • ... 
équipe médicale

 

Protections des enfants

L’épidémie d'Ebola a montré que les enfants étaient extrêmement vulnérables. Notamment à cause de la fermeture des écoles, de la perte des revenus familiaux ou de la perte d'un parent ou d'une autre personne en charge de leurs soins, les enfants couraient un risque accru de :

  • négligence et maltraitances ;
  • malnutrition due à un manque de revenus familiaux ;
  • violences (ex. violences conjugales), grossesses et mariages précoces ;
  • difficultés psychologiques ;
  • exploitation et travail des enfants ;
  • stigmatisation des malades, provoquant une exclusion des enfants et de leurs familles de la communauté ;
  • perdre leurs parents : des enfants ont perdu leurs parents ou se sont retrouvés séparé.e.s de leurs parents dans le chaos lié à la crise.

En Sierra Leone, Plan International a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement local pour identifier les enfants séparé.e.s de leurs parents par l'épidémie d'Ebola. Par la suite, ces enfants ont été réuni.e.s avec des membres de leur famille ou, quand c’était impossible, placé.e.s dans des foyers d’accueil.

des enfants

 

Nous avons essayé d'impliquer un maximum les communautés locales dans toutes nos mesures. Grâce à leur implication active, les mesures de protection des enfants ont été bien respectées et durablement intégrées.

Que fait Plan International pendant la pandémie de coronavirus ?

Nous collaborons avec les prestataires de soins de santé locaux et les communautés et autorités locales pour lutter contre la propagation du coronavirus. Pour ce faire, nous diffusons notamment des informations correctes autour de la santé publique et de l'hygiène (des mains), et nous investissons dans des installations de lavage des mains. 

Dans toutes nos interventions, nous attirons l'attention sur les risques directs et indirects que le COVID-19 peut poser pour les enfants, et spécifiquement pour les filles et les jeunes femmes :

  • Nous travaillons en étroite collaboration avec les familles et autres personnes en charge des soins, pour éviter que les enfants ne soient exposé.e.s à la violence (notamment les violences familiales dues au stress) ;
  • Nous offrons un soutien financier aux familles touchées, afin qu'elles puissent subvenir elles-mêmes à leurs besoins fondamentaux ;
  • Nous réunissons avec leurs proches des enfants qui ont perdu leurs parents à cause de la maladie ou du chaos lié à la crise. Lorsque la réunification est impossible, elles/ils sont pris.e.s en charge par des familles d'accueil.
  • Nous travaillons en étroite collaboration avec les filles et les femmes pour faire entendre leur voix et identifier clairement leurs besoins ;
  • Nous fournissons aux filles et aux femmes des articles d'hygiène et des produits menstruels, les informons de l'importance de l'hygiène menstruelle et les référons à des services spécifiques.

Même pendant la pandémie de coronavirus, il reste primordial d'impliquer les communautés locales et de garantir la durabilité de nos mesures. Nous aidons ainsi la population touchée à reprendre une vie normale, le plus rapidement possible.

 

Les auteurs:

- Marta Ricci, Spécialiste en protection de l'enfance, Plan International Belgique
- Andreas Van Peteghem, Assistant d'aide d'urgence, Plan International Belgique

Pour plus d'informations sur l'approche de Plan International face au coronavirus, cliquez ici.

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