“La situation actuelle a rendu l’accès à l’eau problématique. Le plus grand dilemme, pour la plupart des habitants de Kibera, c’est de choisir si ils.elles vont utiliser l’eau pour se laver les mains ou la garder pour boire et cuisiner. Nous, les jeunes filles et femmes, ne savons plus nous laver les mains lors de nos menstruations en raison de la rareté de l’eau” explique Lornah.

Lornah, 21 ans, vit à Kibera, le plus grand bidonville du Kenya, et comme tous les habitant.e.s de Kibera, elle a été fortement touchée par le COVID-19. En raison de la pandémie, ses parents n’ont pas pu aller travailler et sa famille a maintenant des gros problèmes financiers. La rationalisation de nourriture et d’eau est devenue la nouvelle norme et la plupart des familles ne mangent plus que deux repas par jour.

Des robinets d’eau pour protéger Kibera du COVID-19

 

Lornah fait partie du projet Girls Advocacy Alliance et suis un bachelor en science de l’éducation. Pendant la fermeture de son université, elle donne un coup de main à l’un des réservoirs d’eau installé à Kibera par Plan International. Elle y recense le nombre de personnes qui lavent leurs mains et s’assure que le réservoir d’eau soit rempli. Elle ouvre et ferme aussi le robinet pour qu’il ne soit pas touché par les personnes qui y lavent leurs mains.

Depuis l’introduction des réservoirs d’eau dans notre communauté, le comportement des habitant.e.s a beaucoup changé. Contrairement à avant, les gens affluent pour se laver les mains. Cependant, j’ai remarqué que les enfants et les personnes âgées viennent plus souvent se laver les mains que les jeunes femmes entre 18 et 30 ans. Je leur ai demandé pourquoi elles ne venaient pas et elles m’ont répondu qu’elles ne voulaient pas être observées lorsqu’elles se lavaient les mains. Par qui? fut ma réaction. Je me rends compte qu’il y a encore du travail à faire au niveau de l’information et de la sensibilisation, en particulier auprès des filles de cet âge.

Dans de nombreuses régions du Kenya, la déscolarisation des jeunes filles est une préoccupation majeure. Les précédentes crises ont montré qu’en pareil situation, les adolescentes sont plus à risque d’abandonner l’école et de ne plus y retourner, même une fois la crise passée.  

“Suite à la fermeture des écoles en raison du COVID-19, je crains également que de nombreux.ses étudiant.e.s s’adonnent à de mauvaises pratiques. Deux mois après la fermeture, certain.e.s d’entre eux.elles se droguent tandis que d’autres commettent des vols. L’école joue un rôle fondamental pour garantir la discipline chez les jeunes, mais, en raison de la pandémie, beaucoup d’entre eux.elles retournent à leurs vieux démons.”

Des robinets d’eau pour protéger Kibera du COVID-19

Comment Plan International aide 

  • Plan International informe la population locale sur le coronavirus, les mesures de prévention, la protection des enfants et la violence sexuelle par le biais de la radio, de sms, des roadshows, ...
  • Nous distribuons 15 000 litres de savon liquide, 39 points de lavage des mains contenant 100 litres d'eau et 10 réservoirs de 5 000 litres aux communautés des bidonvilles de Nairobi. 

Pour en savoir plus sur les activités mondiales de Plan International pour protéger les enfants de l’impact de COVID 19, lisez ici.

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