Comme beaucoup d’autres jeunes confronté.e.s à des perspectives d’emploi peu prometteuses en raison d’une inadéquation entre les formations et les emplois actuellement disponibles et du taux important de décrochage scolaire, Solitha n’a pas hésité une seule seconde avant de s’inscrire au programme de formation professionnelle de Plan International en Tanzanie. Une opportunité qui lui aura permis d’aspirer à un avenir meilleur alors qu’elle gère aujourd’hui son propre atelier de couture et partage son savoir-faire avec d’autres jeunes filles.

A mesure qu’on approche l’atelier de Solitha, le ronronnement mécanique des machines à coudre laisse place à une abondance de tissus plus colorés les uns que les autres. À 29 ans, Solitha vit en Tanzanie avec sa tante depuis qu’elle a perdu ses parents quand elle était enfant. Après avoir dû abandonner l’école assez jeune, elle s’est occupée pendant plusieurs années des tâches ménagères à la maison et de sa tante qui souffre de diabète. Elle n’a plus jamais repris le chemin de l’école depuis lors.

"Ne disposant pas de mes propres moyens financiers, j’ai dû me reposer sur ma tante, mais cela n’était pas facile car je ne pouvais pas m’acheter ce dont j’avais besoin, comme des serviettes hygiéniques."

La formation professionnelle comme moteur d’émancipation des jeunes

Solitha avait presque perdu tout espoir d’accéder à une vie meilleure quand elle a entendu parler du projet de Plan International par les autorités locales. Ce projet vise à créer des opportunités d’emploi pour soutenir l’émancipation des jeunes en situation vulnérable comme Solitha.

Sélectionnée pour participer au programme, elle a suivi une formation de notre partenaire Vocational Educational Training Authority (VETA) pendant six mois pour apprendre la couture. 

Pendant trois mois, nous avons eu des cours en classe, puis nous avons suivi un stage de trois mois sur le terrain pour acquérir de l’expérience professionnelle. Durant mon stage, j’ai réussi à économiser un peu d’argent pour planter un champ de riz et avec les revenus que j’ai gagnés en vendant mon riz, j’ai pu m’acheter une machine à coudre.

De fil en aiguille, Solitha se fait une place sur le marché de l’emploi. Photo: Plan International / Sala Lewis

 

Vers l’emploi et l’indépendance économique

Solitha gère aujourd’hui son propre atelier de couture, où elle vend aussi des tissus et des vêtements pour femmes et enfants.

Ma vie a radicalement changé depuis que j’ai suivi la formation. Maintenant, je fabrique des vêtements et je gagne un revenu qui me permet de mener une vie épanouie. Je suis fière de mon travail et j’aime diriger mon propre commerce.

Le projet de Plan International a ouvert de nombreuses opportunités pour les filles, quelque chose dont sa communauté a fortement besoin, d’après Solitha. "Les grossesses précoces représentent le défi majeur pour les femmes et les filles de ma communauté. Beaucoup de jeunes mamans n’ont pas de revenus et ont abandonné l’école. Les mariages d’enfants sont aussi un problème ici."

Son magasin se trouvant à proximité du marché, Solitha compte une importante clientèle et a pu aider d’autres jeunes filles dans la même situation.

Je forme maintenant des filles de la communauté qui veulent apprendre à coudre. J’aime leur enseigner la couture et les voir évoluer.

Pleine d’ambition, Solitha envisage un avenir prometteur. "J’aimerais agrandir mon commerce et louer un autre magasin. Je veux aussi avoir un jour ma propre maison et une famille, et je souhaite que mes enfants reçoivent une éducation et décrochent un bon travail."

Ce projet vous inspire?

Plan International Belgique mène un projet similaire en Tanzanie cofinancé par l’Union européenne via Enabel et VET Toolbox pour offrir aux jeunes des formations professionnelles et les préparer au marché de l’emploi. Investissez dans la formation et l’emploi des jeunes en Tanzanie.

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