Au Bangladesh où l’âge moyen du mariage est de 15 ans, 2 filles sur 3 sont mariées avant d'avoir eu 18 ans. Ces noces précoces avortent souvent la scolarité de la jeune épouse. Des volontaires formés par Plan International se déclarent "chasseurs de mariages" et sensibilisent les familles à cette violation des droits de l’enfant.

Toutes les techniques sont bonnes pour parvenir à leurs fins: pièces de théatre, porte-à-porte, ateliers pédagogiques. C'est grâce à eux que Monufa a échappé à un mariage précoce. Elle raconte, enthousiaste:

Maintenant que je ne dois plus me marier, je vais pouvoir retourner à l’école pour devenir infirmière’ .

Son père confie: ‘Je ne savais pas que le mariage des moins de 18 ans était illégal. Ni que l’éducation était si importante.’

Des filles plus sûres d’elles

Des études le prouvent: l’éducation et le mariage précoce sont étroitement liés. Les filles privées d'éducation ont trois fois plus de chances de se marier avant 18 ans. Rapidement enceintes, elles s’exposent à des risques considérables pour leur santé, la grossesse étant la 1ère cause de mortalité parmi les jeunes-filles de 15 à 19 ans. 

A l’inverse, une fille qui suit un enseignement de qualité durant 9 ans comprend ses droits, fait ses propres choix et peut échapper au mariage et aux grossesses précoces. 

Il est crucial que les filles restent sur les bancs de l’école le plus longtemps possible. Malheureusement, dans de nombreux pays comme au Bangladesh, la pauvreté et certaines pratiques traditionelles très ancrées reléguent les filles aux tâches ménagères, leur refusent 'éducation et en font de trop jeunes épouses. 

Nouveau rapport de Plan International: non au mariage précoce

Dans le Sud, 39.000 mineures sont mariées  chaque jour: 1 fille sur 3 avant l’âge de 18 ans et 1 sur 9 avant l’âge de 15 ans. Si la tendance ne s’inverse pas, elles seront plus de 140 millions d’ici à 2020 à célébrer leurs noces... avant de devoir quitter l’école.

Les filles ont le droit de dire non aux mariages précoces. C’est la position de Plan International qui fait le point sur la situation dans un rapport présenté au Conseil des droits de l'homme ce 31 mai à Genève. Nous tenons à placer la problématique tout en haut de l’agenda politique afin de rendre aux filles leur droit à l’éducation.

La Belgique se voit confier une responsabilités importante. Elle est le pays-membre choisi pour maintenir le sujet à l'ordre du jour de l’Union Européenne. La finalité étant que, d’ici 2015, l’Assemblée générale de l’ONU adopte une résolution interdisant de facto le mariage précoce.

Plusieurs traits internationaux le proscrivent déjà, parmi lesquels la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE, 1989). A travers des programmes et actions de plaidoyer, Plan International Belgique mène campagne aux côté des filles pour leur droit d'apprendre et de s'épanouir.

Soutenez la scolarisation de 4 millions de filles:

Documentation sur les mariages précoces :

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