En Egypte, l'excision touche 27 millions de filles et de femmes. Les conséquences sur leur santé physique et psychique sont graves et irréversibles. À Tamouh, un village de la province de Gizeh près du Caire, une fille de 9 ans et une mère de 37 ans luttent contre la souffrance imposée et les préjugés.

Amel est loin d'être une fille ordinaire. À neuf ans, elle s'oppose farouchement aux mutilations génitales féminines avec un pouvoir de persuasion dont peu d'hommes et femmes politiques peuvent se vanter.

Amel est dotée d'une impressionnante détermination. Et pour cause: l'Égypte est le troisième pays comptant le plus grand nombre de femmes excisées au monde. En tête de classement: la Guinée et la Somalie.

Après avoir appris qu'une de ses amies était décédée pendant son excision, Amel a refusé de se soumettre à cette pratique. Elle est bien décidée à lutter contre les mutilations génitales féminines:

J'aimerais faire disparaître l'excision de mon village car les conséquences sur notre société sont très graves."

La jeune activiste ne compte pas en rester là. Elle affirme qu'elle ne sera satisfaite que lorsque la pratique aura disparu dans le monde entier.

Aidez Amel dans sa lutte contre l'excision

 

Du dialogue naît l'espoir

Au centre communautaire de Tamouh, Amel a suivi des ateliers de Plan International et ses partenaires locaux sur les droits des enfants, des filles en particulier. Ces ateliers abordent entre autres la lutte contre les mariages d'enfants.

Ces ateliers sont indispensables. Il en faudrait plus, dans tous les pays. Tout le monde devrait connaître l'impact de l'excision."

Amel a réussi à convaincre ses parents de ne pas la faire exciser. Cette victoire lui donne de l'espoir pour l'avenir. Les Égyptiens devront se rendre compte des conséquences néfastes des mutilations génitales féminines et y mettre un terme. Par le dialogue entre amis et avec les parents, l'excision finira par disparaître.

Les mères s'élèvent contre l'excision

Salwa a 37 ans. Comme la maman d'Amel, elle a décidé de ne pas faire exciser ses trois filles, malgré la pression exercée par son époux et sa belle-mère.

Ma propre excision à l'âge de neuf ans a été une horrible expérience. J'ai perdu beaucoup de sang et j'ai énormément souffert."

Salwa a aussi suivi les ateliers de Plan International à Tamouh. "J'y ai beaucoup appris sur les mutilations génitales et leur impact négatif sur la santé physique et émotionnelle des filles et des femmes", raconte-t-elle.

Ces conséquences négatives pèsent aussi sur son mariage. "Les relations sexuelles avec mon mari sont difficiles. Il n'y a aucune harmonie. Il dit qu'il a l'impression de faire l'amour à un corps sans vie."

Lésions irréversibles, douleurs lors des relations sexuelles, complications à l'accouchement pour la mère et l'enfant, peur, honte, problèmes de couple... Ce ne sont là que quelques conséquences des mutilations génitales féminines. Les préjugés, les informations erronées et les traditions ancestrales ont la vie dure.

"Je dis à toutes les mères prêtes à m'écouter, ma soeur, ma nièce, ma famille et mes voisins: ne faites pas exciser votre fille, rien ne justifie cette souffrance."

Plus d'infos sur les mutilations génitales féminines     

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Quand?   Lundi 06 février 2017 En Egypte, l'excision touche 27 millions de filles et de femmes. Les conséquences sur leur santé physique et psychique sont graves et irréversibles. À Tamouh, un village de la province de Gizeh près du Caire, une fille de 9 ans et une mère de 37 ans luttent contre la souffrance imposée et les préjugés.  Amel est loin d'être une fille ordinaire. À neuf ans, elle s'oppose farouchement aux mutilations génitales féminines avec un pouvoir de persuasion dont peu d'hommes et femmes p

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