Entreprendre, c’est une sacré aventure en soi. Mais pour Caroline Robert, fondatrice de la société de cosmétiques durables Etnik, elle ne pouvait avoir de sens que si elle en avait aussi pour d’autres. Dans une démarche d’entrepreneuriat social et solidaire, elle a décidé de soutenir un projet de Plan International au Bénin… dès le démarrage son entreprise.

Soyez fières de votre peau!

C’est en 2017 que la première ligne de cosmétiques Etnik, dédiée aux peaux foncées et métissées, a été commercialisée par Caroline et son mari, avec qui elle a fondé l’entreprise.

Mieux même, c’est son mari qui a inspiré le projet. D’origine ivoirienne, il éprouvait toutes les peines du monde à trouver des produits de soin qui soient à la fois adaptés à sa peau de métisse et d’une composition naturelle. Le couple a réalisé qu’il y avait un manque à combler. Caroline Robert pense en particulier aux jeunes filles d’origine africaine qui continuent à vouloir suivre des canons de beauté qui ne correspondent pas du tout à leur peau.

On a eu envie de se positionner à l’opposé de ce que proposent les produits blanchissants, qui font des ravages sur les peaux foncées, particulièrement sensibles. D’où le slogan: ‘Take care of your heritage’. On a envie de dire à ces jeunes filles: soyez fières de votre peau et prenez-en soin.

La composition des produits est presque entièrement naturelle. Quant à la fabrication, elle se passe à 100% en Wallonie.

Education des filles au Benin

Outre ce projet qui faisait sens pour le couple, l’envie les titillait de créer une fondation pour soutenir des projets d’éducation d’enfants en Afrique. Mais combiner une telle initiative sociale au lancement d’une entreprise s’annonçait fort ambitieux.

Alors leur est venue l’idée de soutenir une ONG existante qui mène des actions correspondant à leurs valeurs. Et leur choix s’est porté sur Plan International Belgique, et plus particulièrement sur un projet au Bénin qui se consacre notamment à l’éducation des filles et à leur émancipation. Etnik reverse un pourcentage de ses ventes en ligne au projet de Plan International Belgique, mais veut aussi contribuer à le faire connaître, en utilisant ses canaux de communication pour sensibiliser son public.

égalité hommes-femmes... Ici et ailleurs

En tant que femme entrepreneuse, Caroline a son mot à dire sur l’égalité femmes-hommes. Elle estime que les hommes doivent laisser l’opportunité à leur femme ou compagne de se réaliser au niveau professionnel. « C’est assez dingue de voir le chemin qu’il reste à parcourir », constate-t-elle. Aujourd’hui encore, même chez nous, mener une carrière ambitieuse en tant que femme n’est pas une évidence. Caroline en a pu en vérifier toutes les contraintes dans une carrière précédente dans l’horeca, difficilement combinable avec une vie de famille. Enceinte de sa benjamine, elle a décidé d’arrêter les frais.

Pas de regrets cependant, car ce fut l’opportunité de démarrer une nouvelle aventure, durable et solidaire. Son souhait le plus cher pour les jeunes filles béninoises qui bénéficient du projet ? « Il y a tant à voir, à découvrir et à vivre dans la vie et dans ce monde. Alors je rêve qu’elles n’aient plus à se laisser enfermer dans des mariages forcés et ne soient plus piégées par les grossesses précoces. » Un vœu que partage Plan International Belgique.

Un partenariat à longe terme

Avec Etnik, Caroline Robert compte bien collaborer à long terme avec Plan International Belgique… et espère que de nombreuses autres entreprises vont leur emboîter le pas dans l’entrepreneuriat social et solidaire.

Il était hors de question de créer un projet uniquement pour nous-mêmes, il fallait que cela aie du sens. On ne peut pas entreprendre aujourd’hui en ignorant le reste du monde. Quand on crée son entreprise, elle doit nous ressembler. Nous, nous avons mis tout notre cœur et nos valeurs dans Etnik.

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