“La route est encore longue, mais nos résultats sont encourageants.”

L’éducation des enfants reste un défi au Cambodge. Pourquoi?

Sakan Soth: "Le Cambodge panse toujours ses plaies après deux décennies de guerre civile qui ont ravagé le pays et le système éducatif. Si aujourd’hui, 97% des enfants sont inscrits en primaire, le taux de décrochage est important et le pourcentage de réussite ne dépasse pas les 60%."

"Outre le manque d’infrastructures, les problèmes de langue et les enseignants trop peu qualifiés, c’est l’absence de stimulation des enfants avant 6 ans qui freine ces avancées. L’enseignement maternel est pour ainsi dire inexistant. Une fois à l’école, les enfants qui n’en bénéficient pas ne peuvent suivre le niveau et le rythme: ils abandonnent."

À travers ses programmes, Plan Inernational joue donc un rôle majeur?

"Nous voulons donner aux enfants toutes les chances de bien grandir. On stimule leurs facultés d’apprentissage par diverses techniques ludiques pour qu’ils aiguisent leur esprit. On veille sur leur santé en distribuant des repas et en sensibilisant les parents à développer leurs compétences. Au Cambodge, s’occuper des enfants est traditionnellement le rôle de la mère mais nous travaillons au changement des mentalités: les pères sont par exemple invités à s’impliquer dans la fabrication des jouets, formés à la non-violence, etc."

Le gouvernement reconnaît- il votre expertise?

"Plan International s’est fait une solide réputation en matière de développement et de protection de la petite enfance et joue un rôle majeur au niveau du renforcement des capacités nationales dans ce domaine. La route est encore longue mais nos résultats sont très encourageants.

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