A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants 2013, célébrée ce 12 juin, l’Organisation internationale du travail (OIT) braque les projecteurs sur les enfants exploités comme domestiques.

Ces jeunes ‘esclaves’ sont privés de scolarité et confrontés à des violences physiques, psychiques et sexuelles. Bien qu’interdite par la loi, cette forme d’esclavage reste monnaie courante dans plusieurs pays.

Le thème est brûlant et controversé. Pas plus tard que la semaine dernière, nous rapportions une manifestation pacifique contre l’esclavage d’enfants au Népal qui a mal tourné à Katmandou, la capitale. La répression violente de la police népalaise a fait des blessées. L’une d’elle s’appelle Urmila. À 22 ans, elle est l’ambassadrice locale de la campagne de Plan en faveur de droits égaux pour les filles. En connaissance de cause: vendue comme esclave domestique à l’âge de 7 ans, semblablement à de nombreuses autres Népalaises, Urmila n’a échappé à ses ‘maîtres’ qu’après 10 ans de calvaire, quand elle a appris que l’esclavage d’enfants était illégal.

Au Népal, Plan travaille en étroite collaboration avec des organisation et autorités locales. Campagnes médiatiques, plaidoyer politique, entretiens individuels. Nous saisissons chaque opportunité de mettre les autorités devant leurs responsabilités. Et nous convainquons les parents de ne pas vendre leurs filles, mais de les scolariser le plus longtemps possible.

Depuis 2009, Plan et ses partenaires locaux ont sauvé et réinséré 1.645 jeunes filles. Plus de deux tiers des rescapées ont réintégré l’école. D’autres suivent une formation professionnelle. Nombreuses sont celles qui jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans la revendication de leurs droits à la protection" rapporte Pratibha Chaudhary, notre collègue de Plan Népal.

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