En temps de crises, les filles sont plus exposées aux violences et aux exploitations. Elles ont davantage de risque d’être déscolarisées, de subir des violences sexuelles, d’être mariées et de tomber enceinte à un très jeune âge. Leurs perspectives d’avenir sont alors fortement réduites.  Voici 5 conséquences désastreuses de la crise sur la vie des filles :

 fille cuisine

 

1. Les filles doivent abandonner l'école

Quand les écoles sont fermées, en raison d'un confinement par exemple, les filles risquent davantage d'accumuler du retard scolaire. Souvent, elles n'ont pas le temps de suivre des cours à distance, car elles doivent s’occuper de nombreuses tâches ménagères et doivent aider à nourrir la famille.

Bon nombre d’entre elles, ne retourneront même jamais sur les bancs d'école. Pour subvenir aux besoin de la famille, elles devront commencer à travailler ou seront mariées de force. 
 

À cause du coronavirus, je suis tous les jours à la maison. Je n'aime pas du tout ça, parce que je suis seule à devoir m'occuper du matin au soir des tâches ménagères, alors que mes frères jouent dehors avec leurs amis. 

Emma, 14 ans, Ghana

En temps de crise, Plan International collabore avec des organisations et autorités locales pour s’assurer que les filles et garçons puissent poursuivre leur scolarité à distance grâce à des kits d’apprentissage à domicile. Nous encourageons les parents à soutenir la scolarisation de leurs enfants et à ne pas discriminer leurs filles. Découvrez comment nous offrons à des enfants au Mali la possibilité d'étudier, même pendant une crise humanitaire.

 Fille regarde par la fenêtre

 

2. Les filles sont plus souvent victimes de violence et d'abus

Pour les filles, la fermeture des écoles implique aussi un risque accru de maltraitances et des abus. En effet, dans la plupart des cas, l'école offre aux filles un environnement sûr qui les protège des violences sexuelles et sexistes, des mariages précoces, de l’enrôlement dans des groupes armés, ou encore de l'excision. Sans la protection de l'école, les filles sont extrêmement vulnérables pendant une crise. Depuis la crise du coronavirus, par exemple, les exciseuses font du porte-à-porte pour exciser les filles, ces dernières étant cloîtrées chez elles à cause du confinement. 

Le confinement et la fermeture des écoles sont considérés comme un moment opportun pour exciser les filles à la maison, parce qu'elles ont le temps de bien se rétablir. 

Sadia Allin, directrice de Plan International Somalie

Plan International Belgique et Plan International Rwanda travaillent ensemble à la protection des filles et des jeunes femmes dans les camps de réfugié.e.s. Elles bénéficient d'un soutien psychologique pour faire face à leurs traumatismes et apprennent à mettre sur pied leur propre entreprise pour devenir indépendante financièrement. Découvrez notre projet ici. 

Fille porte un bébé sur son dos

 

3. Les filles sont plus souvent mariées à un jeune âge

Quand les familles sont en difficulté financière, les filles risquent d'avantage d'être mariées de force. Les parents 'vendent' leurs filles pour pouvoir subvenir à leurs besoins fondamentaux. D'autres sont mariées dans l'espoir illusoire de les protéger.

À cause du coronavirus, de nombreuses familles de notre communauté n'ont pas les moyens de renvoyer leurs enfants à l'école. Beaucoup ont perdu leur emploi et font face à des frais supplémentaires pour l'achat de produits alimentaires et sanitaires. Deux de mes cousines, âgées de 15 ans, envisagent de chercher un mari qui puisse prendre soin d'elles pendant cette période difficile. Et ceux qui sont disposés à s’y engager sont surtout des hommes beaucoup plus âgés. 

Maria, 14 ans, Mozambique

Au Niger, Plan International apprends aux filles leurs droits et à s’émanciper pour lutter contre les mariages précoces et pour pouvoir voler de leurs propres ailes. Découvrez notre projet ici.

 Jeune maman avec bébé à l'hôpital

 

4. L'accès limité aux soins de santé entraîne davantage de décès maternels

Pendant les crises, les filles ont encore moins accès à la contraception, aux soins de santé et à des options d’avortement sûres. Alors que les violences sexuelles se multiplient pendant les crises, ces restrictions entraînent une augmentation des grossesses précoces et des décès maternels. Les complications liées aux grossesses restent la principale cause de décès des adolescentes. 

Pendant l'épidémie d'Ebola, le taux de mortalité maternelle en Afrique de l'Ouest a grimpé de 70 %. La raison : les moyens consacrés aux soins médicaux ont été majoritairement dédiés à la lutte contre le virus Ebola. En outre, le nombre de femmes accouchant dans des hôpitaux ou dispensaires a baissé de 30 %.

En temps de crise, Plan International fournit du matériel médical aux établissements de soins de santé. En premier lieu, nous restons déterminés à prévenir la violence sexiste contre les filles et les jeunes femmes, afin qu’elles n'aient pas à subir des grossesses précoces et des abus.

 Fille se lave les mains

 

5. L'hygiène insuffisante et les équipements sanitaires médiocres entraînent une propagation plus rapide des maladies

Dans de nombreux pays en développement et camps de réfugié.e.s, les familles vivent dans des espaces surpeuplés, dans des conditions hygiéniques souvent douteuses, avec des équipements sanitaires médiocres. Lorsque des maladies se propagent et que des mesures restrictives doivent être prises, les filles seront les premières à être privées de soins.  

Quand une crise éclate, de nombreuses familles subissent des pénuries alimentaires et n'ont pas d'argent pour acheter de l'eau potable et du savon. Pour aider à lutter contre la propagation des maladies, Plan International propose des produits d'hygiène aux filles et à leurs familles, afin qu'elles puissent se protéger et maintenir une bonne hygiène de vie. 

 

Comment pouvez-vous aider ?

En faisant un don, vous contribuez à ce que les filles : 

  • puissent poursuivre leur scolarité à distance ;
  • ne meurent pas de faim en temps de crise ;
  • puissent se protéger des maladies (avec de l'eau potable, du savon, des moyens de protection etc.) ;
  • soient protégées de la violence et des abus qui peuvent entraîner des grossesses précoces, des excisions et des décès ;
  • bénéficient du soutien médical nécessaire.

Dès maintenant, aidez une fille à sortir de la crise. Faites un don.

Faites un don

Découvrez ici nos actions contre le COVID-19.

Cet article vous intéresse? Partagez-le!