Komal troque son bidonville natal contre un emploi décent grâce à Plan International. Komal, 19 ans, a été cantonnée toute sa vie à des rôles imposés par la société limitant ses choix de vie. Aujourd’hui, elle brise les stéréotypes en se faisant une place dans le monde du travail.

En Inde, Plan a mis en place le projet ‘Saksham’ (autonome en hindi) pour aider les jeunes femmes à entrer sur le marché de l’emploi. Nos équipes travaillent avec les parents, employeurs et communautés des bidonvilles de Delhi pour changer les attitudes envers les filles, leur éducation et leur place sur le marché de l’emploi. Nous offrons aussi des formations gratuites aux jeunes filles et garçons afin qu’ils puissent trouver un emploi décent et, par la même occasion, échapper à la pauvreté.

Komal vit avec sa famille dans un bidonville de Delhi. Enfant, elle rêvait déjà de travailler pour gagner sa vie et mener une vie indépendante. Après avoir suivi la formation de Plan, elle a décroché un emploi dans une chaîne de fast-food.

Komal troque son bidonville natal contre un emploi décent grâce à Plan International. Photo: Plan International

J’étais folle de joie lorsque j’ai reçu mon premier salaire. Maintenant, j’ai toujours de l’argent pour acheter ce dont j'ai besoin et faire plaisir à mes proches lors d’occasions spéciales. J’aide aussi mon père quand il n’a pas assez d’argent pour faire vivre notre famille.

La communauté de Komal ne voit pas d’un bon œil les familles qui autorisent leurs filles à quitter la maison, encore moins pour aller travailler. Son père Vijay et sa mère Malti ont décidé desoutenir leur fille malgré les pressions subies.

Les parents de Komal ont décidé de soutenir leur fille malgré les pressions subies. Photo: Plan International/Vivek Singh

Je suis fier de Komal. J’ai toujours voulu que mes filles et mon fils reçoivent une bonne éducation pour décrocher un emploi plus tard. J’étais donc ravi quand Komal m’a annoncé qu’elle voulait participer au projet de Plan pour développer ses compétences professionnelles.

Vijay, papa de Komal

Inspirée par le courage de sa fille, Malti a décidé de reprendre ses études et suit des cours pour adultes. Elle est heureuse pour Komal et l’encourage à être un exemple pour sa cadette et les autres filles de sa communauté.

Komal est la première fille de notre famille à sortir de la maison et travailler. L’honneur d’une fille est le bien le plus précieux d’une famille et elle est consciente de la confiance que nous lui accordons.

Malti, maman de Komal

Grâce à la formation de Plan, Komal est plus sûre d'elle. Elle ne craint plus de sortir seule et ose s’exprimer. Elle aime travailler avec d’autres filles et garçons. Elle poursuit maintenant des étudesqu’elle paie avec ses économies et est déterminée à faire de ses ambitions une réalité.

Je suis des cours à distance pour obtenir mon diplôme et progresser dans le secteur de la vente. Je ne veux pas me marier avant plusieurs années pour pouvoir me concentrer sur ma carrière. Je sais que j’ai une chance unique de créer mon propre avenir. Je ne changerais cela pour rien au monde.

Depuis le lancement du projet en 2011, plus de 5.500 jeunes, dont 3.400 filles, ont suivi une formation et trouvé un emploi dans les secteurs de l’horeca, de la vente et de l’informatique. Nous collaborons aussi avec les entreprises locales pour promouvoir un environnement professionnel accueillant pour les femmes. 

Émancipation économique: statut des filles et des femmes en Inde

  • Le recensement de 2011 indique que parmi les 587,6 millions de femmes qui vivent en Inde, seules 89,3 millions travaillent. Les femmes actives sur le marché de l’emploi représentent près d’un tiers du nombre d’hommes qui travaillent.
  • L’Inde se classe à la 87e place sur 144 pays selon l’indice de l’inégalité entre les sexes du Forum économique mondial, et obtient son pire résultat pour la participation économique des femmes.
  • Les zones urbaines offrant plus d’opportunités d’emploi, la faible participation des jeunes femmes sur le marché du travail met en lumière les problèmes de sécurité et de harcèlement sexuel auxquels sont confrontées les citadines. C’est là la principale raison de leur absence massive sur le marché de l’emploi (seulement 9% des femmes qui vivent en ville travaillent).
  • En 2015, 327.394 crimes à l’égard des femmes ont été rapportés, dont plus de 34.000 cas de viols.

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