Le Liban a annoncé aujourd'hui la suppression d’une partie tristement célèbre de son code pénal: l’article 522. Désormais, les auteurs de viols ne peuvent plus échapper à leur peine en épousant leur victime. Le Parlement libanais a pris cette décision après une campagne efficace menée par l'ONG locale Abaad, qui comportait entre autres des photos de femmes portant des robes de mariées ensanglantées et déchirées. D'autres ONG, y compris Plan International, plaident depuis longtemps pour l'abolition de l'article.

Anne-Birgitte Albrectsen - PDG de Plan International:

Le viol est un acte horrible, inexcusable. Face à un tel crime, la peine doit être sévère. Le Parlement libanais a décidé que les violeurs ne resteraient plus impunis si elles épousent leur victime, c’est un pas très important. Nous félicitons les ONG libanaises qui se sont battus pour cela, en premier lieu Abaad."

Anne-Birgitte Albrectsen a souligné que de nombreuses filles sont malheureusement prisonnières d’un mariage avec leur violeur. Certaines sont même mineures. "Le viol a des conséquences physiques, émotionnelles et psychologiques graves. Il marque les filles à vie. C’est particulièrement vrai quand une fille doit se marier avec le violeur et continue à subir des viols au sein de son mariage. En plus de la douleur émotionnelle, elle ne reçoit plus aucune chance de se développer. Souvent, elle doit abandonner l'école et tombe enceinte beaucoup trop tôt, ce qui est aussi dangereux."

Nous devons éliminer le terreau de telles pratiques. La seule façon est de changer les normes et traditions patriarcales et de poursuivre l'égalité des sexes. C’est pour cela que Plan International travaille en étroite collaboration avec les jeunes."

Il reste des pays où les auteurs de viol épousent leur victime et restent impunis. Plan International appelle ces pays à suivre l'exemple du Liban.

Découvrez ce que fait Plan International pour les droits des filles

 

Jeunes filles en robe de mariée

Cet article vous intéresse? Partagez-le!