EPISODE 2/5. ​En avril 2015, la photoreporter Lieve Blancquaert s'est rendue au Népal avec Plan International Belgique. Avec son regard unqiue, elle nous livres des images et des histoires qui nous permettent d'aborder les mariages d'enfants au Népal d'un peu plus près. 

Nous partageons ces récits avec vous sur notre blog de campagne en cinq épisodes et portraits. Le deuxieme raconte l'histoire de Sumila, une veuve de dix-sept ans.

 

Une source de malheur

Au Népal, la vie d'une fille est un drame, et même un enfer si elle fait partie d'une caste inférieure. Et si, en plus, elle devient veuve, elle n'a plus aucune valeur. De même qu'on peut voir à des kilomètres qu'une femme est mariée, les veuves sont immédiatement identifiables. Il leur est interdit de porter du rouge, couleur du mariage, ou toute autre couleur vive. Certaines communautés vont jusqu'à leur raser la tête. Elles sont considérées comme une source de malheur.

Je rencontre Sumila, dix-sept ans, mère de deux enfants et veuve. Son histoire est d'une violence terrible. "On m’a mariée à sept ans, mais la maladie a emporté mon mari. Ici, personne ne veut d'une femme qui a déjà des enfants. Aujourd'hui, je n'ai plus rien, ni terre, ni maison, ni bêtes. Une femme n'a pas de droits de propriété. Le jour où je me suis mariée, je suis devenue la propriété de ma belle-famille. À présent, ils me rejettent, et je ne peux plus entrer dans la maison de mon mari. Quand une femme meurt, les hommes continuent à vivre comme avant, mais pour une fille, la vie s'arrête. Nous avons faim tous les jours."

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