Depuis le début de la guerre en Syrie, des millions d'enfants ont été très durement affectés par le conflit. Ceux âgés de moins de 6 ans n'ont vécu que le chaos et la peur. Obligés de fuir à l'étranger, des centaines de milliers n'ont jamais connu leur pays. Pour leur venir en aide, Plan International et ses partenaires mènent des activités en Egypte, au Liban, en Jordanie et en Turquie, pays qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés syriens.

La crise en Syrie est la pire crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale. Plan International se concentre avant tout sur l'accompagnement psychologique, la protection et l'éducation des enfants. Vous pouvez soutenir les enfants syriens en faisant un don en ligne.

Que fait Plan dans la région?

  • En Egypte, pays qui compte près de 400.000 réfugiés syriens (dont la moitié d'enfants), les équipes de Plan ont déjà soutenu plus de 105.000 enfants dans les gouvernorats du Caire, Gizeh, Alexandrie, Qalubiya et Damietta. La priorité est de faciliter l'intégration des enfants syriens au système scolaire égyptien, en réhabilitant des écoles, en fournissant des kits scolaires, en organisant des cours de remédiation et en formant les professeurs à gérer au mieux cette situation de crise. Un volet important est aussi l'appui psycho-social offert à des enfants ayant souvent survécu à des situations très traumatisantes. Outre ce volet, les équipes de Plan offrent aussi une aide économique aux familles réfugiées les plus vulnérables qui reçoivent de l'argent liquide et un appui pour lancer de petites activités économiques.
  • En Turquie, pays qui compte de loin le plus grand nombre de réfugiés syriens, Plan et son partenaire local Ensan Foundation aident les enfants à intégrer les écoles turques en apportant un appui pédagogique et linguistique aux enfants et aux enseignants. Un lieu d'accueil pour les enfants a été mis en place pour leur permettre d’apprendre, jouer et interagir les uns avec les autres en turc, en toute sécurité.
  • En Jordanie, où plus de 600.000 réfugiés syriens sont officiellement recensés, les équipes de Plan agissent dans le camp de réfugiés d'Azraq ainsi qu'à l'est de la capitale. Les activités prioritaires y sont l'accueil et la protection des enfants.
  • Au Liban, enfin, Plan concentre son action sur l'accueil des jeunes enfants dans la ville de Baalbek et l'aide aux femmes et enfants victimes de violences.

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Aidons les enfants à surmonter le traumatisme

Ahmed a dix ans. Il y a quatre ans, sa vie a basculé. En quelques secondes, il a dû fuir son foyer avec sa famille à cause des combats dans son quartier de Darayya, à la périphérie de Damas. Trois membres de sa famille ont été tués durant la fuite. Son père, lui, a été arrêté. Ahmed ne sait pas ce qu'il est devenu. Après s'être caché six jours avec sa mère dans un abri, il a enfin pu prendre la route pour l'Egypte.

Aujourd'hui, Ahmed vit avec sa maman au Caire, où il suit les cours et assiste aux sessions de soutien psychologique du partenaire de Plan. Un appui qui permet au jeune garçon de ne pas se laisser dominer par le traumatisme auquel il a, par chance, survécu.

Ahmed est encore très marqué et se fait beaucoup de soucis pour la famille restée là-bas. Jusqu'il y a peu, il dormait encore régulièrement sous son lit, effrayé à l'idée de nouveaux bombardements. Mais petit à petit, il parvient à communiquer avec les autres et à se faire des amis ici. Cela me rend si heureuse. Il peut redevenir un enfant ordinaire", témoigne sa maman, Abeer Ahmed. 

Abdelatif a lui aussi vécu l'enfer à Damas. Le jeune garçon a vu de ses yeux la destruction de la maison de ses grands-parents. Il a perdu des oncles et des cousins lors du conflit. Comme Ahmed, il a lui aussi pu s'enfuir jusqu'au Caire avec sa maman Freeza Khoundi, qu'il ne quitte plus une seconde.

Il refuse de s'asseoir loin de moi, où que nous soyons", explique-t-elle. "Il sursaute à chaque bruit suspect. Et il réagit très violemment quand on lui demande quelque chose qu'il n'a pas envie de faire. C'est très dur à voir. Mais il fait des progrès. Quand il revient des classes de remédiation, je vois qu'il est heureux."

Freeza Khoundi, maman d'Ahmed

 

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