Kampala, la capitale de l'Ouganda, connaît l'une des croissances démographiques et économiques les plus rapides sur terre. Si cette situation offre de nouvelles opportunités aux jeunes, elle s'accompagne aussi d'une explosion des violences sexistes et du harcèlement sexuel dans les rues et dans les transports. Pour y mettre fin, des jeunes filles lancent une pétition pour pousser les autorités de la ville à agir. Soutenons-les !

Comme dans bien des capitales, la majorité des filles à Kampala avouent ne pas se sentir en sécurité hors de chez elles. Le harcèlement, les agressions et les viols sont en effet une réalité quotidienne pour les filles de Kampala. Rien d'étonnant dans un pays où près d’une fille sur quatre âgée de 15 à 24 ans déclare avoir été victime de violences sexuelles.

La situation est telle que Kampala est l'une des villes où Plan International a décidé, depuis quelques années, de mener son programme "Safer Cities", destiné à améliorer la sécurité des jeunes filles dans les villes. Comment? En leur permettant d'analyser elles-mêmes la situation et de proposer des solutions aux autorités locales. Un programme mené aussi dans d'autres mégapoles comme Delhi, Le Caire, Hanoï, Nairobi ou Lima.

Les filles se mobilisent

Faridah, 19 ans, est l'une des filles impliquées dans ce projet. Son histoire personnelle l'a motivée à s'engager corps et âme pour rendre sa ville plus sûre.

J’ai déjà été agressée plusieurs fois. Il y a un an, je marchais dans la rue avec une amie. J’étais enceinte de quatre mois. Des dealers nous ont attaquées. Heureusement, j’ai pu leur échapper. Mais pas mon amie. Elle a été violée et tuée. Je l’entends encore crier dans ma tête.

Pour que plus aucune fille ne subisse un destin aussi dramatique, Faridah et ses amies travaillent au niveau local avec les autorités communales, la police ou les conducteurs de taxi-motos.

Mais aujourd'hui, elles ont décidé de viser plus haut et de faire bouger l'autorité centrale de Kampala par le biais d'une pétition. 

Leur demande:

  • des investissements dans l'éclairage public
  • l'installation de toilettes publiques sécurisées
  • la mise sur pied de campagnes de sensibilisation au harcèlement
  • la démolition des bâtiments abandonnés insécurisants...

Rien de révolutionnaire à première vue. Mais des avancées qui changeraient drastiquement leur quotidien.

Faridah, Jacklin, Sharon, Zahara et toutes les filles mobilisées ont besoin de notre soutien pour faire bouger les choses. En montrant notre ralliement à leur initiative, nous renforcerons leur appel pour plus d'égalité et moins de violence à Kampala.

Mise à jour 29/11/2018: la pétition est à présent clôturée. Nous vous remercions encore de votre soutien. Nous vous informerons bientôt des résultats de l’action.

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