928 millions des personnes à travers le monde souffrent d’insécurité alimentaire dont 70% de femmes et de filles. 45 millions de personnes sont en situation de malnutrition aigüe. Derrière ces chiffres vertigineux, il y a des visages, des personnes avec leurs histoires, leurs aspirations et une réelle volonté de mener une vie sereine. Ces personnes partagent avec nous leur quotidien et la manière dont la crise alimentaire impacte leur vie. Une réalité difficile mais qui n’est pas une fatalité, avec vos dons elles peuvent aspirer à un avenir meilleur.  

Beti

 

« Après le décès de mes parents, j’ai dû arrêter l’école pour nourrir ma famille »

Beti à 15 ans lorsque la crise alimentaire fait voler en éclats son rêve de devenir infirmière. Elle est originaire du Mozambique et vivait en famille dans un village côtier. Elle a dû fuir avec ses frères et soeurs, après le décès de ses parents, à cause du conflit qui sévit dans la région. Sa mère cultivait des terres, pourtant devenues arides à cause de la sécheresse, et vendait les quelques légumes récoltés pour subvenir aux besoins du foyer. Après le décès de sa mère, Béti s’est vu privée de ressources alimentaires. Etant l'aînée d’une fratrie de 7 frères et sœurs, Beti a dû quitter l’école pour endosser le rôle de cheffe de famille et pris la lourde décision de rejoindre sa grand-mère dans un centre pour réfugié.e.s situé dans un autre village de la région. 

Bet et sa famille

 

Les conséquences du conflit armé et de la sécheresse dans la région ont forcés des centaines de milliers de personnes à fuir, dont beaucoup comptent essentiellement sur l’aide alimentaire internationale. C’est le cas de Beti et de sa famille. « Au début du mois, je peux manger deux fois mais lorsque la portion de nourriture diminue je ne peux plus manger qu’une seule fois pour que mes frères et sœurs mangent ». Julieta, sa grand-mère, explique « en tant que fille, Beti se sent en sécurité de demander de la nourriture uniquement à nos voisines ». En effet, les risques de violences basées sur le genre sont plus importants dans des situations de précarité comme celle-ci. Il existe une solidarité féminine mais qui est limitée par les ressources disponibles. L'aide humanitaire est donc cruciale.

L’autre conséquence importante est la déscolarisation de Beti. « L’école la plus proche de chez nous se situe à 15km », nous explique Julieta, « je ne peux pas me permettre de l’envoyer à l’école sinon je me retrouverais seule à gérer le foyer, la nourriture et les enfants. Je suis trop âgée pour cela et j’ai besoin d’aide ». Beti nous décrit sa journée type, « Au réveil, je fais le ménage, prépare à manger lorsque c’est possible et je m’assure que ma grand-mère va bien. L’après-midi, je rejoins les autres filles du centre, une fois qu’elles ont fini l’école, pour jouer. Elles peuvent encore alle rà l’école car elles sont en primaire et que l’école est plus proche de notre centre d’accueil”. “Si nous avions de la nourriture de manière régulière, je pourrais payer le trajet pour aller à l’école. Je vois bien que Beti souffre de ne pas pouvoir aller à l’école et j’aimerais que la situation change » confie Julieta.  

Beti

 

Comme Beti, les millions d’enfants touchés par la crise alimentaire portent un nom et ont un visage, ce ne sont pas des numéros ! Beti rêve de retrouver les bancs de l’école pour accéder à son rêve de devenir infirmière. Avec votre aide, Beti, et tous les autres, pourront accéder à la sécurité alimentaire et retrouver le chemin de l’école

En savoir plus

N'abandonnons pas ces enfants, stoppons la crise alimentaire

Cet article vous intéresse? Partagez-le!