La menstruation. Un sujet bien trop peu abordé. Un tabou. Alors que chaque jour, 800 millions de filles et de femmes ont leurs règles. Un phénomène tout à fait normal et sain. Cependant, ce cycle mensuel s’accompagne d’une certaine gêne, et même de honte. C’est pourtant sans raison.

Saviez-vous que:

  • Dans certains pays, le tabou autour de la menstruation est tellement fort que ni les filles, ni les garçons ne savent de quoi il s’agit. Le jour où cela leur arrive pour la première fois, certaines filles pensent qu’elles vont mourir des saignements.
  • Près de 500 millions de filles et de femmes n’ont pas accès aux accessoires nécessaires pour pouvoir prendre soin d’elles pendant leurs règles.
  • En l’absence de bandes hygiéniques, tampons ou coupes menstruelles, ou par manque de moyens, les filles et les femmes utilisent d’autres produits, comme des feuilles de bananier, des journaux ou de la terre. Cela peut causer de graves problèmes de santé.
  • Dans de nombreux pays, ce sont les hommes qui décident à quoi est dépensé l’argent. Or, souvent ils ne réalisent pas qu’il est nécessaire d’en consacrer à l’hygiène menstruelle.
  • Dans beaucoup de pays, les filles ne peuvent pas aller à l’école pendant leurs règles. Parce qu’il n’y a pas de toilettes séparées où elles pourraient avoir un peu d’intimité, parce qu’on se moque d’elles ou parce que c’est considéré comme honteux.
  • En Inde et au Népal, il arrive encore que les filles et les femmes soient chassées de la maison pendant leurs règles, ou bannies vers des huttes de menstruation. Pourquoi ? Parce qu’elles seraient impures. Cette pratique, le ‘cchaupadi’, a été interdite par le gouvernement népalais et y est même passible d’une peine de prison. Pourtant, elle existe toujours. 1 semaine par mois.
  • En Ouganda, il arrive encore qu’en tant que femme, on ne puisse pas se promener dans le jardin au moment des règles, parce qu’on croit que cela fait mourir les plantes.

Ces réactions sont-elles liées à des convictions religieuses ? Même pas. Dans de nombreux pays à travers le monde, et aux religions tout à fait différentes, les tabous et stigmatisations autour de la menstruation font rage. Le niveau d’éducation et la santé des femmes et des filles en pâtissent. Leurs chances d’engranger des revenus ou de participer aux activités quotidiennes comme l’école, le travail ou le sport s’en voient sérieusement compromises. Ce qui apparaît comme un petit problème s’accompagne donc vite de graves conséquences.  Une fille qui ne dispose pas de bandes hygiéniques ne peut pas aller à l’école et n’est donc pas formée. Une femme qui ne dispose pas de bandes hygiéniques ne peut pas aller travailler et, en conséquence, n’aura pas de revenus.

Meisjes in Oeganda

 

Brisez le silence!

Cette problématique profondément enracinée reste souvent tue, mais il est possible d’en finir avec ce silence.

Car ce tabou autour de la menstruation a un impact énorme pour les filles et les femmes. C’est pourquoi nous, nous voulons parler des règles. Et plus précisément des règles différentes qui valent pour les filles et pour les garçons. Quand les filles et les femmes ont leurs règles, leur liberté est entravée à plein d’égards : elles ne peuvent pas aller où elles veulent, toucher à tout, parler à n’importe qui… Souvent, elles font l’objet de moqueries et de harcèlement. À travers le monde, il y a encore beaucoup d’endroits où la menstruation est tout à fait taboue.

C’est pourquoi nous accordons une place centrale à l’hygiène menstruelle dans nombre de nos programmes autour de la santé et les soins pour les filles et les femmes. En outre, nous nous efforçons depuis plusieurs années de briser les tabous et obstacles autour de la menstruation – surtout en Asie et en Afrique. Nous impliquons également les garçons, les hommes, les enseignant.e.s et le personnel infirmier dans le dialogue autour de cette problématique. 

Projet à l’honneur : les kits menstruation dans un camp de réfugiés en Tanzanie

Dans le camp de réfugiés Nduta, en Tanzanie, où vivent plus de 78.000 réfugiés burundais, la menstruation des filles fait souvent l’objet de honte et de nombreux embarras. Leur cycle les fait manquer plusieurs jours d’école par mois, ce qui compromet leur avenir. Lors des situations d’urgence, les filles sont toujours confrontées à des risques supplémentaires, comme le travail des enfants, les mariages précoces et les abus sexuels. Cela peut causer des problèmes de santé sexuelle et des grossesses précoces. Les risques diminuent considérablement quand les filles restent scolarisées.

Dans ce camp de réfugiés, Plan International travaille activement à garder les filles à l’école, même pendant leur menstruation. Nous distribuons des kits de soins aux adolescentes du camp, avec des bandes hygiéniques réutilisables, du savon, des sous-vêtements, de la crème pour le corps, un peigne et un kitenge (un vêtement à s’envelopper autour de la tête ou des hanches). Par ailleurs, les filles apprennent, à l’école du camp, comment elles doivent gérer leurs règles. Elles apprennent à y confectionner des bracelets de menstruation, qui leur permettent de tenir à l’œil leur cycle à l’aide de perles, et donc de moins vivre leur menstruation comme une surprise désagréable.

Menstruatie-armbandjes die de menstruatiecyclus bijhouden. Meisjes en vrouwen leren hoe ze met hun maandstonden moeten omgaan. Een medewerker van Plan International praat met vluchtelingenmeisjes over hun menstruatie en hygiëne.

Menstruatie-armbandjes die de menstruatiecyclus bijhouden.
Menstruatie-armbandjes die de menstruatiecyclus bijhouden.

Meisjes en vrouwen leren hoe ze met hun maandstonden moeten omgaan.
Meisjes en vrouwen leren hoe ze met hun maandstonden moeten omgaan.

Een medewerker van Plan International praat met vluchtelingenmeisjes over hun menstruatie en hygiëne.
Een medewerker van Plan International praat met vluchtelingenmeisjes over hun menstruatie en hygiëne.

Projet clôturé : briser les tabous liés à la menstruation en Ouganda

En Ouganda, le projet ‘Menstrual Hygiene Management’ a prouvé qu’il est possible de briser les tabous autour de la menstruation. À travers le dialogue et le théâtre, nous avons expliqué aux filles et aux garçons, sur un ton plus léger, que la menstruation est tout à fait normale, que les filles n’ont donc pas à avoir honte et que les garçons ne peuvent pas se moquer d’elles. Les élèves et enseignant.e.s de quelques écoles en milieu rural ont également appris à fabriquer des bandes hygiéniques réutilisables. Les garçons ont même aidé à confectionner des bandes hygiéniques pour leurs sœurs et leurs mères. Enfin, des séances d’information et de formation ont été organisées à l’attention des enfants, des parents et du personnel de santé au sein des écoles. Grâce à ces initiatives, la communauté entière a contribué à briser le tabou autour de la menstruation. 

Plan International veut rendre à toutes les filles leur force et faire entendre leurs voix. Afin qu’elles puissent désormais aller à l’école, participer à la vie quotidienne et prendre en main leur avenir !

Meisjes tonen hun zelfgemaakte, herbruikbare maandverbanden. Met behulp van straattheater leert de gemeenschap over menstruatie. Kinderen maken maandverbanden op school. Jongen maakt zelf een herbruikbaar maandverband op school.

Meisjes tonen hun zelfgemaakte, herbruikbare maandverbanden.
Meisjes tonen hun zelfgemaakte, herbruikbare maandverbanden.

Met behulp van straattheater leert de gemeenschap over menstruatie.
Met behulp van straattheater leert de gemeenschap over menstruatie.

Kinderen maken maandverbanden op school.
Kinderen maken maandverbanden op school.

Jongen maakt zelf een herbruikbaar maandverband op school.
Jongen maakt zelf een herbruikbaar maandverband op school.

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