Dans la province de Bokeo, au nord du Laos, un groupe d’élèves a mis sur pied un club pour améliorer l’égalité entre filles et garçons. Résultat: des filles qui se sentent plus confiantes, et des étudiant.e.s qui comprennent mieux les droits de chacun… et chacune!

Avant le club, mon rêve était de me marier et d’avoir un enfant le plus vite possible. Mais j’ai changé d’avis. Maintenant, je sais que nous, les filles, on peut aussi aller loin dans nos études et trouver un travail bien rémunéré

Kaenthong, 14 ans, fait partie du club scolaire fondé avec le soutien de Plan International. Régulièrement, les membres organisent des activités autour de l’égalité de genre, la violence basée sur le genre et l’importance de l’éducation pour les filles.

Le sexisme bien ancré à l'école 

L’école de Kaenthong compte 380 élèves de diverses minorités ethniques de la région. Ici, l’égalité de genre n’était pas vraiment au programme. Les délégués de classe étaient désignés par les enseignant.e.s, qui choisissaient systématiquement des garçons. Les filles ne se voyaient jamais offrir l’opportunité de prendre des rôles de leadeuses.

Cette situation paraissait ‘normale’ dans cette région rurale et montagneuse où les filles sont bien souvent privées d’école, cantonnées aux tâches domestiques et où le harcèlement, les violences domestiques et les mariages précoces font partie du quotidien.

Un environnement scolaire plus sûr pour les filles

L’école n’était pas immunisée contre la violence envers les filles. Celles-ci subissaient le harcèlement au quotidien - remarques, attouchements, voyeurisme – sans savoir vers qui se tourner. Résultat: bon nombre d’entre elles finissaient par ne plus vouloir aller à l’école.

Les garçons n’avaient jamais peur d’aller aux toilettes, eux. Mais nous, on hésitait à y aller car les garçons nous suivaient et nous faisaient peur", se souvient Buakham, 15 ans

Grâce au projet de Plan International, cette situation est désormais résolue. Les enseignant.e.s ont reçu des formations sur la question et le club d’étudiants a été fondé. Le club est constitué de filles et garçons de tous âges, qui se rencontrent chaque semaine après l’école pour discuter et trouver ensemble de nouveaux moyens de sensibiliser leurs condisciples. À travers le jeu, le chant et le théâtre, ils créent un environnement scolaire plus sûr et plus accueillant pour les filles.

Kaenthong partage de l'information sur l'égalité avec des camarades de classe. Photo: Plan International

 

"J’ai pris confiance en moi"

Depuis le démarrage du projet, les choses ont bien changé dans cette école laotienne. Désormais, ce sont les élèves qui élisent leur responsable de classe – qui peut être une fille ou un garçon. Quant aux filles comme Kaenthong, elles osent s’exprimer davantage sur leurs problèmes et revendiquer leurs droits.

Avant, j’étais moins confiante et je ne savais pas comment faire face aux discriminations ou au harcèlement. Mais j’ai pris confiance en moi et je connais maintenant des techniques pour résoudre ces problèmes."

La confiance en soi est primordiale, car quand les filles ont confiance en elles, elles inculquent cette confiance à leurs propres enfants. Et ça, c’est le grand changement qu’a accompli cette école.

Partout dans le monde, Plan International et ses partenaires mettent en place des projets permettant à des jeunes filles comme Kaenthong de s’épanouir à l’abri de la violence et des discriminations sexistes. Vous pouvez soutenir ces projets en rejoignant notre project sponsoring.

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