En mai, Marielaure, notre jeune et enthousiaste responsable des partenariats avec les entreprises, est partie au Laos pour en apprendre plus sur les projets de Plan International Belgique et son partenaire local Camkid. Elle partage avec vous ce qu'elle a vu et appris pendant cette misison.

Son récit de voyage

Sabaidee!

C’est par ce mot, un grand sourire et un salut traditionnel, que j’ai été accueillie au Laos. Il y a deux semaines, je me suis rendue dans ce magnifique pays verdoyant pour y découvrir les projets de Plan International Belgique.

Je rencontre d’abord un groupe de femmes arborant de superbes jupes. Elles s’affairent avec des fils colorés. "C’est la première minorité ethnique à avoir rejoint le projet de tissage", explique Simone, une employée de notre partenaire local Camkid qui organise aussi des pièces de théâtre sur les droits des filles.

Alors qu’elle effleure fièrement une jupe de sa main, Phin, 16 ans, raconte: "Grâce au groupe de tissage de Plan International et Camkid, j’apprends à être indépendante et j’espère pouvoir reprendre mes études."

Dans chaque village que je traverse, toutes les filles et les femmes que je rencontre, comme la jeune Phin, dégagent une certaine force intérieure. Elles me font penser à ma grand-mère: peu de mots, beaucoup d’action, toujours à contrecourant.

Nous poursuivons notre voyage dans le Nord aride du pays, où le mot ‘proximité’ n’existe pas. Les montagnes se dressent à perte de vue. Le fleuve Mékong, qui serpente à travers les rizières et les plantations de bananes, relie les différentes minorités ethniques entre elles.

Alors que je me promène dans la cour de récréation d’un village, un roucoulement attire mon attention. C’est la classe de maternelle. J’aperçois alors 15 bambins en train de danser en cercle et chanter la chanson du matin en lao.

Plus tôt les enfants apprennent la langue officielle, plus leur pourcentage de réussite en primaire augmente", me chuchote l’institutrice.

Je n’y échappe pas non plus. King, 5 ans, ne me lâchera pas avant que je sois capable de répéter sans faute tous les nouveaux mots de la journée et, croyez-moi, cette petite est pleine de ténacité.

Dans les environs de l’école, nous passons devant une énième plantation de bananes; un cauchemar pour la population. Les conditions de travail y sont exécrables et l’utilisation massive de produits chimiques met en danger la santé des personnes qui y travaillent. Pour améliorer le quotidien des habitant-e-s, Plan International et ses partenaires locaux mettent en place des activités durables. Ainsi, d’autres sources de revenus comme l’organisation de groupes de tissage, la culture de légumes ou l’élevage de poulets permettent d’offrir des perspectives de travail moins pénibles et dangereuses que la vie dans les plantations de bananes.

Des tout-petits, aux chefs de village, en passant par les jeunes parents et les travailleurs des plantations, chacun-e a sa propre histoire. Je me réjouis de les partager avec vous.

Marielaure

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