Suite aux ravages provoqués ce 14 mars par le Cyclone Idai à travers le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe, nos équipes locales d’urgence travaillent en partenariat avec les gouvernements nationaux et d’autres organisations humanitaires afin d’identifier les besoins des nombreuses familles affectées par cette terrible catastrophe. Malheureusement, fin avril un autre cyclone encore plus puissant, nommé Kenneth, a frappé les alentours de la ville de Pemba, au Mozambique. Les jours et semaines à venir nous permettront d'en d'évaluer clairement les conséquences. 

DES MILLIONS DE PERSONNES AFFECTEES

Idai, qui a touché quelque 3 millions de personnes, était une catastrophe de grande ampleur. D'après les derniers chiffres, le cyclone a fait au moins mille morts, sans compter les centaines de personnes toujours portées disparues. On déplore donc pour l'instant 602 victimes au Mozambique, 344 au Zimbabwe et 59 au Malawi.

Présente depuis plus de 10 ans dans la région, Plan International a pu se rendre rapidement sur place pour offrir son aide. Le bilan est lourd: au point culminant de la catastrophe, quelque 1,6 millions d'enfants avaient besoin d'aide humanitaire. Entretemps, plusieurs milliers de cas de choléra ont été confirmés au Mozambique. La priorité de nos équipes d'aide d'urgence est dès lors la mise à disposition d'eau potable et d'équipements sanitaires sûrs, pour éviter la propagation de la maladie. Les diarrhées aiguës et hépatites font elles aussi des ravages.

Les abris et la nourriture manquent cruellement. De nombreuses terres agricoles ont été dévastées, tandis que le bétail s'est fait emporter par les coulées de boue. Tout ceci menace la sécurité alimentaire. Des milliers de familles ont été déplacées, parce que leurs villages ont été rayés de la carte par les inondations. Dans chacun des trois pays, nos équipes ont compté des milliers de maisons, écoles et ponts lourdement endommagés ou même complètement détruits. La Banque mondiale estime les coûts de la reconstruction au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe à un minimum de 2 milliards de dollars.

Kinderen bij hun vernielde school in Mozambique

 

Peu à peu, le nombre de personnes hébergées dans des abris temporaires diminue. Plan International met tout en œuvre pour rendre les écoles à nouveau opérationnelles et met à disposition du matériel éducatif.

Les situations d’urgence mènent souvent à un effondrement ou un endommagement des systèmes d’eau et d’assainissement déjà fragiles. Cela exacerbe les risques auxquels sont exposés les personnes affectées et en particulier les personnes vulnérables telles que les enfants, les jeunes femmes, les personnes âgées et les personnes handicapées.

  • Anne C. Hoff, Directrice Plan International Mozambique

Parmi les victimes de la catastrophe, on compte également des Filleul.e.s Plan. Nos collègues qui se trouvent sur place s'efforcent de contacter tout le monde et d'identifier leurs besoins. Cependant, nous sommes en mesure de confirmer qu'aucun.e Filleul.e Plan n'est décédé.e suite à Idai. 

 

COMMENT PLAN INTERNATIONAL AGIT SUR PLACE?

Lors de situations d’urgence, la sécurité et la protection des enfants, en particulier les jeunes filles, sont les priorités de Plan International.

Nos équipes locales offrent des abris, distribuent de l’eau et répondent aux besoin d’assainissement et d’hygiène. Plan International distribue également des couvertures, des moustiquaires, des kits de traitement de l'eau, des kits d'hygiène et des colis alimentaires. 

Quelques exemples :

  • Au Malawi, 654 familles ont reçu du chlore pour purifier l'eau. 
  • Au Zimbabwe, plus de 500 familles ont reçu de la nourriture et de l'eau potable.
  • Au Mozambique, plus de 2.000 personnes - dont 1.000 enfants - ont pu s'abriter dans les centres d'accueil de Plan International.

Au Mozambique, cinq tonnes de bâches ont été acheminées pour des personnes qui se sont retrouvées sans abri à Beira et dans le district de Buzi. Ces bâches seront également distribuées aux écoles détruites par le cyclone.

De levering van dekzeilen op de luchthaven van Beira.

 

Maintenant que l'eau est descendue, de nombreuses familles espèrent pouvoir rentrer chez elles. Cependant, leur maison a souvent été détruite. Les bâches les aideront à reconstruire leurs maisons et à prendre un nouveau départ.

  • Tambuzgani Msiska, Disaster Risk Reduction and Response Manager

Notre plus grande préoccupation est la protection des enfants et en particulier des jeunes filles, qui sont plus à risque de violence et de discriminations. Nos équipes aident à la mise en place de camps de secours et veillent à ce que les besoins des enfants, des jeunes mais aussi des mères enceintes et des mères allaitantes, soient satisfait. Les adolescentes reçoivent des «kits dignité»: des paquets avec des sous-vêtements, des serviettes hygiéniques réutilisables, un seau et du savon. En outre, au Mozambique, Plan International a formé 127 bénévoles à identifier et dénoncer aux autorités les violences et abus sexuels dans les centres d'accueil temporaires.

Nous nous assurons d’évaluer les besoins propres aux filles adolescentes et de les intégrer à nos actions. Notre priorité est de répondre à leurs nécessités tant que possible, si bien au niveau de leur protection qu’au niveau de la distribution de kits de dignité.

  • Stuart Katwikirize, Directeur Régional des Réponses d’Urgence Plan International

Plan International helpt bij de bedeling van drinkbaar water in Zimbabwe

 

En plus de répondre aux besoins essentiels de la population, Plan International soutient la recherche et le sauvetage des personnes encore bloquées dans les zones inondées. Avec l'organisation locale Association des amis et des jeunes de Govuro, nous avons déjà pu mettre en sécurité des centaines d'enfants isolés et leurs familles.

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