J’étais une prostituée, mais je travaille maintenant comme mécanicienne. J’en suis fière. Je répare des appareils électroniques, comme des TV et des radios.

Jacqueline, 19 ans, Ouganda

Si les défis sont immenses pour les filles en Ouganda, leur force, leurs capacités et leur créativité le sont tout autant. Elles dépassent le tabou des règles pour étudier, sortent de la prostitution et apprennent un métier, militent pour des lois et les politiques qui respectent les filles et les femmes, rendent leurs quartiers plus sûrs… Des filles – mais aussi des garçons – que les équipes de Plan International Ouganda poussent dans le dos… pour leur donner des ailes.

Ce projet aide des filles Ougandaises à…

…aller à l’école même quand elles ont leurs règles

Principalement à la campagne, entre autres dans les régions de Kamuli, Lira et Tororo, les préjugés sur les filles réglées sont très forts. Les garçons se moquent d'elles et les filles ont honte.Souvent, il n'y a pas de serviettes hygiéniques, pas de toilettes. Les adolescentes sont donc nombreuses à éviter l’école à une certaine période du mois. Cumulés, ces jours d’absence menacent leur réussite scolaire.  

Plan International forme et informe les jeunes et les travailleurs de la santé. A travers le théâtre, jeunes et adultes déconstruisent les préjugés sur les menstruations. Enseignant-e-s et élèves - filles et garçons - apprennent aussi à fabriquer des serviettes hygiéniques de qualité, réutilisables et à un prix abordable!

…sortir de la prostitution en apprenant un métier

Dans les bidonvilles de Kampala, des filles âgées de 13 à 24 ans cherchent d’autres sources de revenus que la prostitution pour prendre soin d’elles et de leurs enfants. Les participantes s’initient à différents métiers lors de formations et de stages fournis par Plan International, pour décrocher un nouveau boulot.

Testées au VIH, elles bénéficient de conseils en santé sexuelle et reproductive. Plan International met en place des centres d’accueil pour leurs enfants, leur permettant ainsi d’aller travailler l’esprit libre.

…faire reculer les grossesses précoces  

A Kampala, Alebtong, Kamuli et Lira, de jeunes activistes sont formés par Plan International à défendre leurs droits auprès des décideuses et décideurs ougandais. En 2017, une grande campagne de pétition leur a permis d’influencer la politique nationale de lutte contre les grossesses précoces. Le Ministère ougandais de la Santé a promis d’augmenter le budget dédié à la santé et à l’information sexuelle des jeunes, en particulier des filles.

…balayer la violence des rues

Kampala est une grande ville où les filles et les jeunes femmes courent un risque élevé de violence et de viol, surtout dans les bidonvilles. Les jeunes refusent de l’accepter comme une fatalité. D'abord en groupe séparés, filles et garçons en apprennent plus sur leurs droits, échangent librement leurs expériences et leur vision de l'autre sexe. Le but est de diminuer les stéréotypes sexistes et de renforcer la confiances en elles des filles, plus souvent victimes de discrimination et de violence.

Ensuite, filles et garçons se rencontrent dans les safety clubs et mettent sur pied, ensemble, des solutions concrètes pour rendre leur quartier plus sûr. Par exemple, en cartographiant les lieux d’insécurité, les jeunes ont identifié des rues sombres dangereuses et ont négocié avec le voisinage pour y installer des éclairages.

Je marchais dans la rue avec une amie. J’étais enceinte de quatre mois. Des dealers de drogue nous ont attaquées. Heureusement, j’ai pu m’échapper. Mais pas mon amie. Elle a été violée dans cette ruelle. Et tuée.

Faridah, 18 ans, Ouganda

Rejoignez le mouvement mondial pour les filles!