Ils m’avaient promise en mariage à mon cousin. Heureusement, le comité de protection a eu vent de cette nouvelle et, avec l’aide du chef de notre village, j’ai pu échapper à ce mariage. Je suis maintenant une formation et je veux devenir la meilleure couturière. Je rêve de mon propre atelier de couture où je pourrais offrir un travail à d’autres couturières.

Sahada, 14, Niger

Heureusement Sahada a échappé de justesse au mariage d’enfant. Mais la majorité des Nigériennes auront un mari et (au moins) un enfant avant d’avoir 18 ans. Souvent, elles devront abandonner l’école et leurs projets. Pourtant, elles rêvent d’autre chose et ont le droit, comme chacun-e d’entre nous, de choisir si, quand et avec qui elles veulent se marier et fonder une famille. Les équipes de Plan International au Niger font tout ce qui est en leur pouvoir dans la région de Tillabéri pour empêcher les mariages précoces et aider les filles mariées trop tôt à trouver le chemin de l’indépendance.

En soutenant ce projet au Niger vous aidez de jeunes Nigériennes mariées trop jeunes à...

...réparer leur santé après une grossesse précoce

Qui dit mariage d’enfant dit souvent grossesse précoce. Or avoir un bébé quand le corps n’est pas prêt à l’accueillir peut avoir de lourdes conséquences. Certaines jeunes filles développent des problèmes graves comme les fistules, l’incontinence. Pour ne pas porter ces séquelles toute leur vie, elles doivent souvent subir plusieurs opérations chirurgicales. L’association Dimol, notre partenaire spécialisée dans la santé des mères adolescentes, procure soins, médicaments et conseils aux jeunes mamans et à leur bébé.

...apprendre un métier après avoir abandonné l’école

Une jeune Nigérienne est souvent privée d’école après un mariage précoce. Rarement diplômée au-delà du primaire, elle n'aura aucune perspective de revenus si son mari la quitte ou décède. Plan International et ses partenaires organisent des formations en couture et en gestion ainsi que des groupes d'épargne-crédit. Cela permet aux filles et aux jeunes femmes forcées d'interrompre leur scolarité après un mariage précoce de lancer un petit commerce et d'assumer leur famille de manière indépendante.

...élever leur voix pour que la loi interdise les mariages précoces et forcés

Les adolescent-e-s, les parents, leurs enseignant-e-s, les chefs de village... tout le monde peut s’engager contre les mariages d’enfants. Les équipes de Plan International et leurs partenaires soutiennent les efforts des plus motivé-e-s à faire changer les mentalités de la communauté et faire adapter la loi nigérienne qui autorise encore le mariage à partir de 15 ans.

Ici, la tradition voulait que les filles se marient entre 13 et 15 ans. Avec Plan International, on a travaillé dur pour changer cette mentalité, pour expliquer les effets néfastes de ces mariages et les bénéfices de l’école. Ça a mis du temps, mais ça porte ses fruits." Bubé Hamani, chef du village de Yambaré au Niger

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