Trois filles sur quatre sont mariées avant d’avoir 18 ans au Niger. On sait que l'éducation est le meilleur bouclier contre les mariages d’enfants. L’autonomisation économique est une autre arme, qui permet d’éviter cette violation grave du droit des filles, lorsqu’elles n’ont pas eu la chance de rester sur les bancs de l’école.

Pendant plusieurs années, Plan International Belgique a amélioré l’accès et la qualité de l’éducation pour les filles dans les régions de Dosso et Tillabéri. Depuis 2015, le focus se porte sur la lutte contre le mariage forcé et précoce, en collaboration avec nos partenaires locaux (DIMOL pour la lutte contre la fistule; ANTD et VEDDN pour l’autonomisation économique et ASO-EPT pour l’accompagnement des services d’éducation). 600 filles déscolarisées participent au projet et reçoivent une formation professionnelle leur permettant de développer des petits commerces et d’avoir des revenus.

J’ai failli être donnée en mariage à mon cousin. Grâce au comité de protection qui a appris la nouvelle, j’ai pu y échapper avec l’appui du chef du village. Aujourd’hui, je continue mon apprentissage. Je veux devenir une grande couturière et travailler dans mon propre atelier avec beaucoup d’apprentis.

Sahada, jeune fille de 14 ans sauvée du mariage précoce qui suit une formation en couture à Yambaré

En 2016, Plan International Belgique et ses partenaires locaux permettent à 600 filles déscolarisées de suivre une formation professionnelle et d’échapper au mariage forcé.

Résultats 2016

  • 600 filles déscolarisées suivent une formation professionnelle pour apprendre un métier et avoir des revenus. Elles transmettent leurs connaissances à d’autres filles de leur âge et préviennent les mariages forcés.
  • Les conséquences de leurs grossesses précoces, entre autres les fistules vésico-vaginales, sont prises en charge, ainsi que la santé de leurs bébés.
  • Les parents, les leaders religieux et communautaires se rallient à leur cause et promettent de ne pas les marier.
  • Les autorités continuent d’investir dans l’éducation des filles, en particulier des adolescentes.

Comment y sommes-nous parvenus?

  • La préparation des encadreurs et tuteurs des filles pour en faire de bons formateurs.
  • La participation régulière de toutes les filles aux activités de formation professionnelle. 
  • La mise en place de petits commerces pour générer des revenus et mener une vie plus indépendante.
  • Les campagnes de sensibilisation à l’égard des dirigeants traditionnels et communaux et auprès de tous les enfants et adolescentes de la région de Tillabéri (47.000 environ). 
  • Le plaidoyer de la société civile nigérienne pour changer le cadre légal national, qui n’interdit pas encore le mariage précoce et forcé.

Financement

Ce programme bénéficie du soutien de la Coopération belge au développement, de l'Union Européenne et des donateurs particuliers de Plan International Belgique qui ont choisi d’investir dans l’avenir des filles. Il est réalisé en collaboration avec Plan International Suisse.

DGD

Ce programme bénéficie du soutien de l'Union européenne