Toutes les filles ont le droit de s'épanouir. Illustration: Plan International/Bart Behiels

Je veux que mon fils devienne un homme attentionné, respectueux. Je suis impliqué dans son éducation, mais ça n’a pas toujours été le cas. Peu à peu, j’ai appris à le connaître. Je joue avec lui, je l’écoute quand il me raconte sa journée à l’école. Je fais la même chose avec ma fille.

Papa Arturo, Bolivie

Filles, garçons, mêmes attentes?

Entre garçons et filles, il y a des différences biologiques, pas de doute. Mais en dehors de ces attributs, quelles sont les différences réelles? Aptitudes, intérêts, compétences…? Notre potentiel ne serait-il pas orienté par ce que la société attend des filles et des garçons? C’est sûr, et nous transmettons inconsciemment de nombreux stéréotypes. A nos partenaires, nos collègues, nos ami-e-s ou nos enfants. Des jouets aux vêtements, en passant par les couleurs du papier peint de leur chambre, nous orientons les goûts et les aspirations des tout-petits dès la naissance, comme nos parents ou tuteurs légaux l'ont fait avec nous quand nous étions enfants.

Les attentes vis-à-vis des filles et des garçons ont une influence énorme sur la façon dont les enfants grandissent et s’épanouissent. 'Sois jolie et gentille!' ou 'Sois fort et courageux!' sont des messages inlassablement répétés sous différentes formes. Est-ce vraiment ce que nous voulons? Si nous souhaitons que les enfants deviennent des adultes heureux et indépendants, il est important de les traiter de manière égale dès le départ.

Le saviez-vous?

  • Les enfants développent estime de soi et identité dès leurs premières années. Une fois à l'école primaire, ils ont le plus souvent intégré les normes de genre de leur entourage et ont une idée de leur valeur et de leur rôle en tant que fille et garçon. 
  • Une récente étude américaine indique que dès l’âge de 6 ans, les filles commenceraient à penser que les garçons sont plus intelligents. 
  • Des observations montrent que les papas seraient plus doux avec leurs filles et répondraient plus vite à leurs besoins affectifs qu'à ceux de leurs fils. 

À explorer!

À l'abri de la peur et de la violence

L’égalité? Aucun pays du monde n’y est encore parvenu. La situation varie selon l’endroit où l’on se trouve et la Belgique a fait des pas de géant ces dernières années mais un obstacle de taille demeure, chez nous comme ailleurs: la violence à l’égard des filles.

Nous les garçons, on ne sait pas élever les enfants ou mélanger les ingrédients pour cuisiner. Mais on a plus de force et on peut étudier loin de la maison. Les filles pas, car les parents ont peur qu’elles soient abusées. La famille serait mal vue si ça arrivait.

Ramich, 17 ans, Cambodge

Au Cambodge, comme le mentionne Ramich, 1 fille sur 5 est victime de violence physique. Toutes les filles devraient pouvoir grandir et s’épanouir à l’abri de la peur, de la discrimination et de la violence.

Plan international investit dans des programmes d’éducation qui brisent les tabous sur la violence entre les sexes, renforce les capacités des filles à se défendre par le sport ou d’autres moyens efficaces, permet aux filles de s’échapper de situations de violence telles que la prostitution en leur apprenant un métier, alerte les gouvernements sur les abus, notamment en publiant des études et accompagne les filles à défendre leurs droits en public. L’objectif: changer les mentalités et les lois pour que les filles s’épanouissent à l’abri des mauvais traitements.

Quasi toutes les filles sont confrontées au harcèlement de rue. Mes potes ne s’en rendent pas compte. Moi, jamais je ne sifflerais un mec en rue. Jamais. Y a une banalisation. Et franchement, sur certaines choses, faut être intransigeant.
Lisa, 24 ans, Belgique