Contexte

Hanoi, capitale du Vietnam, s’est développée rapidement ces dernières années. Une ville immense, belle et moderne, dont la majorité des filles ne profitent pas. Les stéréotypes et comportements sexistes n’ont pas évolué aussi vite que la ville. Les filles craignent de s’y promener seules, d’être montrées du doigt ou insultées dans les rues, les bus et autres lieux publics. Elles ne se sentent pas en sécurité dans leur ville et pour cause: 1 fille sur 3 a été harcelée sexuellement dans un bus à Hanoi. Il est temps que cela change. Ce que les filles veulent? Circuler librement. Aller à l’école, se promener ou se divertir sans crainte.

J’ai grandi en ville. J’ai vu et vécu le harcèlement sexuel. C'est difficile à surmonter mais j’ai pris mon courage à deux mains pour parler du problème à voix haute et chercher des solutions: j’ai rejoint les jeunes activistes de Plan International Vietnam. Je pense que le harcèlement sexuel et la violence sexiste viennent de pensées à l'ancienne. Nous les filles, nous devons être fortes et confiantes. Une personne seule n'a pas beaucoup d'influence, mais ensemble nous pouvons faire reculer le harcèlement sexuel à Hanoi!

Huong, 20 ans, Jeune activiste de Plan International Vietnam

Vietnam, stop aux violences sexuelles

Quel est notre impact?

  • L’équipe de Plan International au Vietnam forme les fonctionnaires publics à lutter contre le harcèlement sexuel, entre autres en rénovant les espaces publics sur base des solutions proposées par les filles.

  • Nous encourageons aussi les enseignant.e.s et les parents à dialoguer avec leurs enfants pour faire reculer préjugés sexistes et donner aux filles et aux garçons la même autonomie de vivre et de s’épanouir en ville.
  • Nous formons les chauffeurs de bus et les contrôleurs, négocions avec les sociétés de transport publics pour que cette formation soit nationale et qu’un Code de conduite qui protège les filles soit adopté dans tout le pays.
  • Nos jeunes activistes développent du matériel de sensibilisation qu’elles distribuent dans les bus et aux arrêts. Leur but: que les témoins comme les victimes osent réagir et dénoncer les agresseurs.
  • Nous apprenons aux jeunes activistes, dans les écoles et les communes, à analyser le problème du harcèlement sexuel et de la violence sexiste. Regroupés en clubs, les jeunes organisent des événements qui touchent des milliers d’adolescent.e.s et d’adultes. Ils s’expriment auprès des institutions politiques, produisent des photos ou vidéos pour amplifier leurs messages, entre autres à travers les médias sociaux.

Soutenez les jeunes filles pour qu’elles se sentent à l’aise dans leur ville, qu’elles se déplacent sans risques et qu’elles soient aidées par les témoins en cas d’harcèlement sexuel. Soutenez nos projets.